<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>CINEMATIQUE - all_that_jazz</title> <description>La cinéphilie est une paraphilie comme les autres.</description> <link>http://cinematique.blogspirit.com/all_that_jazz/</link> <lastBuildDate>Wed, 23 Jul 2008 20:01:59 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cinematique.blogspirit.com/archive/2008/07/16/premiere-personne.html</guid> <title>PREMIERE PERSONNE</title> <link>http://cinematique.blogspirit.com/archive/2008/07/16/premiere-personne.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Cinématique)</author>   <category>All that jazz</category>  <category>Intimité</category>  <category>Nitrate d'argent</category>   <pubDate>Wed, 16 Jul 2008 16:30:00 +0200</pubDate> <description> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/01/02/68dc88b57a83f457adb1839b562e60d1.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/01/02/68dc88b57a83f457adb1839b562e60d1.jpg&quot; id=&quot;media-223616&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;68dc88b57a83f457adb1839b562e60d1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Je pense à vous&lt;/em&gt;, spectateurs dociles mais retors qui vous ruez du dernier Angot au prochain Ozon avec la même mine alléchée. Après ces quelques années de vaches maigres, vous m’avez enfin retrouvé, enfin reconnu : je suis le cinéma français qui sais dorénavant vous charmer. Il vous faut du Bonitzer mâtiné de Besson pour que la greffe prenne, pour que vous vous sentiez concernés, pris en compte, célébrés. Il faut vous entretenir de frigidité et de lâchetés quotidiennes, et puis aussi vous donner du plaisir cinématique, comme courir entre les buissons de roses ou sur la plage en soirée. Je pense à vous, à votre mémoire tellement facile à émousser, à vos remarques si perspicaces que nous les recensons d’avance, dans nos dossiers de presse, en italiques pour le témoignage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Pardonnez-moi&lt;/em&gt;, mais je ne suis pas le seul à si mal me souvenir du temps d’avant. Je ne connais pas Franju, mais je révère Renoir parce que son nom me rappelle quelqu’un. Je mélange Eustache et Blain, prends Sautet pour Granier-Deferre, ne sais plus si Jessua vaut Séria. Tout cela est trop loin de moi, trop 35 mm, champ/contrechamp et générique de fin. J’ai laissé sans piper mot John Woo se servir de Melville et Scorsese emprunter à Bresson, parce que je suis moderne. Lorsqu’on me parle de Gérard Oury, j’ai une pensée émue pour ce plaisantin subtil qui forgea mon enfance, avant que je ne prolonge son influence en puisant chez Verneuil puis Leconte, les meilleurs baromètres à ce jour de l’audace disponible. Non je ne suis pas le seul : en Europe aussi tout est mort. Les cadavres sont entreposés en paix sous le velours qu’arpentent bouffis de morgue et donc enthousiastes, Alomodovar, Leigh, Moretti et cet Allemand dont j’ai oublié le nom mais qui est très bien lui aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Il y a longtemps que je t’aime&lt;/em&gt;, public exigeant et cultivé, paradoxal et inquiet. Laisse-moi te tutoyer comme mes titres de films t’y invitent maternellement, laisse-moi te parler d’égal à égal. Je suis chacun des acteurs d’un Art pétri pour ton bonheur, et sans discontinuer. Je suis le producteur incisif comme l’acteur habité, le réalisateur déterminé comme le technicien méthodique. Je suis ce qui a remplacé. Je suis ce qui vient après. Je suis ce que je n'aurais jamais pensé devenir, même dans mes rêves les plus fous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Prête-moi ta main&lt;/em&gt; et ne perd pas ton temps devant l’incorrigible Federico qui dans son &lt;em&gt;Ginger et Fred&lt;/em&gt;, s’est imaginé combattre la tyrannie médiatique, quand ce sont justement les comiques du petit écran, ceux qui auparavant suaient à grosses gouttes d’improviser en temps réel des gags définitifs, qui prouvent désormais qu’ils sont de véritables metteurs en scène. Alain Chabat, Antoine de Caunes ou Dany Boon, parangons de sous-culture allusive et décontractée, savent placer leur caméra devant des mots d’auteurs, couper des plans d’une justesse inouïe après un pet ou une porte qui claque, mixer le son d’un rôt anonyme sur la face rougeaude d’un quidam innocent, et tu n’as encore rien vu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;J’aurais voulu être un danseur&lt;/em&gt;, mais depuis Demy, je tourne en rond parmi mes références glacées, sans le peps et l’astuce qui me donneraient vraiment des ailes. Alors j’improvise, quelques entrechats par ici, quelques vocalises là, assez pour que la fixité maladive de mes plans étudiés émeuvent ou interrogent. C’est fou, tu sais, le nombre de questions que je pose sans mégoter. J’ai fait de mes récits des galas et des interludes. Je ne m’appesantis jamais vraiment puisque je sais tout alourdir d’un sourire de connivence. Mon rythme, c'est le tien, j'aime tant que nous baguenaudions de concert.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Quand j’étais chanteur&lt;/em&gt;, cela ne suffisait pas à te plaire. Il a fallu que je devienne auteur à plein-temps, que je questionne la psyché, que j’inspecte les marges. Allez, tu m’as percé à jour, tu sais bien qui je suis : le Spectacle assaini, le Show culturel permanent. Les premiers à l’avoir compris sont sans doute Jardin et Moix. Quelle aisance pour sauter de la Littérature au Cinéma (tu me pardonneras les majuscules, j’ai besoin d’assises et d’ambiance), quelle maestria pour passer les barrières retardant la boîte de nuit moussante, la groupie accroupie, le billet d’avion offert négligemment dans la poche intérieure de la veste en daim.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/01/c3596cca7b8a0e1841eef70ff1937644.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/01/c3596cca7b8a0e1841eef70ff1937644.jpg&quot; id=&quot;media-223622&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;c3596cca7b8a0e1841eef70ff1937644.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;J’attends quelqu’un&lt;/em&gt; mais &lt;em&gt;j’veux pas que tu t’en ailles&lt;/em&gt;, c’est là tout mon drame. J’ai honte de toi et pourtant tu es mon oxygène. Rend-toi compte : tu applaudis dès que je pète, tu t’évanouis dès les premiers violons, tu t’esclaffes si je fronce le nez. Sans toi, pourtant, je le sais, je ne pourrais faire la nique aux States, alors que grâce à ta bienveillance, je roule des mécaniques, enfin des noms à inscrire après Truffaut, enfin le retour du grand Paris, et quand Elton John embrasse Marion, crois-moi, je suis prêt à tout pardonner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Je vais bien, ne t’en fais pas&lt;/em&gt;, je suis un cinéma affable et convivial. Je méprise les genres mais en perpétue avec componction les convenances dès qu’il s’agit d’en emprunter les motifs. Je suis avec Lioret et Giannolli, avec les Larrieu et l’Anne Fontaine, l’académisme qui pourfend, le mariage salutaire et vivifiant entre la Qualité Française presque renaissante et la Nouvelle Vague pas encore retombée. J’ai des clichés à ne plus savoir qu’en faire, des dogmes à écouler, des chœurs et des récitatifs à intercaler, le tout en numérique généreux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Danse avec lui &lt;/em&gt;: un film c’est d’abord un cadeau, comme une chanson de Carla Bruni ou un roman d’Enthoven. C’est une sorte de terre-plein où tu peux t’ébattre tout en te reconnaissant, sans jamais de faille ou d’épines, juste de l’acclimatation. Mes films, c’est &lt;em&gt;Nos années&lt;/em&gt; d’Annie Ernaux, mais sans les vrais drames ni les abandons cruels, juste des pochades douce-amères qui t’emportent et te réassurent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;J’ai toujours rêvé d’être un gangster&lt;/em&gt;, alors ne te laisse pas distraire par les productions d’Hollywood, quand je fais aussi bien avec mes tripes, mon terroir, mon imaginaire colonisé et référentiel. Mes truands et mes croquants sont des figures éprouvées et sensibles, heureusement rafraîchies, nettoyées, mises en ordre de marche. Bien malin qui pourrait encore y trouver la moindre filiation avec ce background un peu ringard, ces fonds secrets plus obsolètes que jamais : après tout qui encore envie de connaître Pierre Fresnay ? Qui a la moindre idée de ce que put être Delon avant Paris-Match ? Qui saura demain que Delphine Seyrig ne fut pas animatrice sur le câble ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/02/01/a5d71305a2a63b3a854e8e0a31898eb7.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/02/01/a5d71305a2a63b3a854e8e0a31898eb7.jpg&quot; id=&quot;media-223625&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;a5d71305a2a63b3a854e8e0a31898eb7.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Je crois que je l’aime&lt;/em&gt;, tu sais, ce cinéma ouvert à tout que je t’ai concocté, homologué, coupant court aux dilemmes, réfléchissant en son multi-piste, sachant provoquer les Anciens et « faire oeuvre de salubrité publique », comme le dit souvent Télérama, mon organe de presse le plus fidèle. Je l’aime cette mise en scène monoformée qui est l’assurance d’une compréhension universelle et d’un spectateur enfin interchangeable, aux goûts flexibles, à la désinvolture n’empêchant pas le recueillement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Pars vite et reviens tard&lt;/em&gt;, il y aura toujours quelqu’un pour toi. Nous faisons dans tous les coins. Nous embaumons pour que, sans faillir, tu puisses, public docile mais retors, nous suivre à la trace. Nous avons de grandes ambitions, dans la lignée de Jean-Jacques Annaud, qui sut ouvrir la voie où ne manquèrent pas de s’engouffrer tous les cinéastes vénérant les chemins caillouteux en Scope. D’Espositio à Wargnier, nous voyageons, nous prenons de l’altitude, nous ne vieillirons pas moisis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;J’invente rien&lt;/em&gt;, tout est à disposition. Des femmes dénudés pour la bonne cause, des banlieues qui s’embrasent à point nommé, des jabots et des bas de soie repassées de frais, des lumières vertes pour réfléchir aux conditions sociales de notre temps. Des historiens aussi, qui de Jeunet à Kurys en passant par Dahan, ne manquent pas une occasion d’offrir au passé l’honneur d’être célébré. Si tu savais comme je regrette d’avoir exclu Lelouch de nos raouts, lui qui faisait peut-être mieux, parce qu’en toute naïveté, ce que nous élaborons gravement dans nos études de marché segmentées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Ne le dis à personne&lt;/em&gt;, mais le cinématographe a perdu la partie. Ce qui compte, c’est que je puisse continuer à te parler. Aujourd’hui Godard a 79 ans, Rohmer 88 et les autres sont morts. Guillaume Canet est plein d’avenir. Maître du château, il parade en oubliant avec une facilité déconcertante les petits princes qui avant lui, avaient prétendu poétiser le réel. Dans les oubliettes, Carax et Rochant ont opportunément renoncé à crier. Mon académie des Césars l’a d’ailleurs certifié afin que nul ne l'ignore : Canet est un meilleur réalisateur qu’Alain Resnais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/01/99b7c00bd62583d42c041cf1d6a858fe.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/01/99b7c00bd62583d42c041cf1d6a858fe.png&quot; id=&quot;media-223630&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;99b7c00bd62583d42c041cf1d6a858fe.png&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cinematique.blogspirit.com/archive/2008/03/06/ouranophobie.html</guid> <title>OURANOPHOBIE</title> <link>http://cinematique.blogspirit.com/archive/2008/03/06/ouranophobie.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Cinématique)</author>   <category>All that jazz</category>  <category>Nitrate d'argent</category>   <pubDate>Thu,  6 Mar 2008 17:30:00 +0100</pubDate> <description> La profusion de ces plans d'individus saisis par ce qui les surplombe en contrechamp n'est pas seulement le reflet d'une Amérique hantée par le fantasme de la punition divine ou l'anxiogène souvenir de tours effondrées.&lt;br /&gt;
Quels qu'en soient les thèmes et les motifs, cette récurrente figure de style assigne aux personnages comme aux spectateurs leur place : en deçà. &lt;br /&gt;
En deçà du récit qui les dispose comme des pions, de la fiction qui les ordonne comme des faits, de la technique mirobolante dont ils sont les faire-valoir ; en deçà de tout ce qui les assujetit pour leur bien, c'est-à-dire pour empêcher leur corps d'exulter à contre-temps ou leur esprit de prendre une distance qui soit autre que circonstancielle.&lt;br /&gt;
Définitivement sous le joug chatoyant des formes sidérantes, la seule place qui leur soit, et qui nous soit, réservée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/02/27b4f1809fe226cf3fe4e963f1d51a45.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/02/27b4f1809fe226cf3fe4e963f1d51a45.jpg&quot; id=&quot;media-150184&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;27b4f1809fe226cf3fe4e963f1d51a45.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/01/8694607b33170890c006d32e8f305898.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/01/8694607b33170890c006d32e8f305898.jpg&quot; id=&quot;media-150176&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;8694607b33170890c006d32e8f305898.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/00/560e86e10ca0cad8498d1f783451214a.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/00/560e86e10ca0cad8498d1f783451214a.jpg&quot; id=&quot;media-150179&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;560e86e10ca0cad8498d1f783451214a.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/02/fc17a60578c2cc170447b271badff245.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/02/fc17a60578c2cc170447b271badff245.jpg&quot; id=&quot;media-150180&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;fc17a60578c2cc170447b271badff245.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/00/68abcc77d68b805a985f6fcd72ab6069.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/00/68abcc77d68b805a985f6fcd72ab6069.jpg&quot; id=&quot;media-150182&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;68abcc77d68b805a985f6fcd72ab6069.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/01/02/c88408a42c025c615480f4bc5624d9dc.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/01/02/c88408a42c025c615480f4bc5624d9dc.jpg&quot; id=&quot;media-150183&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;c88408a42c025c615480f4bc5624d9dc.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Une manoeuvre malencontreuse et non une envie subite de table rase a fait disparaître les notes de l'année 2008) </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cinematique.blogspirit.com/archive/2007/11/26/c.html</guid> <title>CHOSES PUBLIQUES</title> <link>http://cinematique.blogspirit.com/archive/2007/11/26/c.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Cinématique)</author>   <category>All that jazz</category>   <pubDate>Mon, 26 Nov 2007 10:10:00 +0100</pubDate> <description> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/01/01/9455f17de15c9e89c20e4bd2d4580b09.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/01/01/9455f17de15c9e89c20e4bd2d4580b09.jpg&quot; id=&quot;media-90043&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;9455f17de15c9e89c20e4bd2d4580b09.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;Lured&lt;/em&gt;, de Douglas Sirk&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/01/01/3ad192acb26d9f795a77d75f1379602a.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/01/01/3ad192acb26d9f795a77d75f1379602a.jpg&quot; id=&quot;media-90044&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;3ad192acb26d9f795a77d75f1379602a.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;En cas de malheur&lt;/em&gt;, de Claude Autant-Lara&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La modernité, c'est la pornographie de chacun intégrant l'érotisme de masse. &lt;br /&gt;
C'est le plaisir accepté lorsque reproductible, honoré puique expliqué, promu parce qu'éventé. &lt;br /&gt;
C'est le bien pour tous, ou rien.&lt;br /&gt;
La modernité, c'est la piteuse actrice pour adultes, au regard neutralisé, qui se déclare amoureuse face caméra, plus obscène alors que dans une quelconque partie, filmée ou non. &lt;br /&gt;
C'est l'échangiste interrompu par la Bourse sur son portable, et remettant son échange à plus tard.&lt;br /&gt;
La modernité, c'est l'hésitation devenue taboue, le retrait hué et le filigrane spectaculaire.&lt;br /&gt;
C'est l'explicitation intensive de toutes les esquisses, le nettoyage ministériel des ambiguïtés, l'éclairage &lt;em&gt;Philippe Stark &lt;/em&gt;de l'alcôve.&lt;br /&gt;
C'est le sex-toy au vingt-heures et Brisseau devant la justice. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cinematique.blogspirit.com/archive/2007/10/18/labyrinthe.html</guid> <title>LABYRINTHE</title> <link>http://cinematique.blogspirit.com/archive/2007/10/18/labyrinthe.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Cinématique)</author>   <category>All that jazz</category>  <category>Intimité</category>  <category>Nitrate d'argent</category>  <category>Raison et sentiments</category>   <pubDate>Thu, 18 Oct 2007 17:15:00 +0200</pubDate> <description> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/02/00/17b5e53b40e26e2b196b50ca87826705.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/02/00/17b5e53b40e26e2b196b50ca87826705.jpg&quot; id=&quot;media-66893&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;17b5e53b40e26e2b196b50ca87826705.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Absent une semaine, voici quelques liens pour les infatigables habitués de &quot;Cinématique&quot; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cinéma tout d'abord, avec une remarquable &lt;a href=&quot;http://notremusique.blogspot.com/2007/10/il-faut-choisir.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;mise au point&lt;/a&gt; sur &quot;Notre musique&quot;, une bien belle revue &lt;a href=&quot;http://www.stardust-memories.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;là &lt;/a&gt;, un peu de Fritz Lang pas trop formaté &lt;a href=&quot;http://www.objectif-cinema.com/analyses/053.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et parce qu'il vaut mieux en rire, &lt;a href=&quot;http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.corrieblog.tv/Frankielookalike.jpg&amp;imgrefurl=http://www.corrieblog.tv/2007/05/does_debra_step.html&amp;h=506&amp;w=786&amp;sz=234&amp;hl=fr&amp;start=20&amp;um=1&amp;tbnid=n06PpNZPNUnw7M:&amp;tbnh=92&amp;tbnw=143&amp;prev=/images%3Fq%3Dginette%2Bleclerc%26svnum%3D10%26um%3D1%26hl%3Dfr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ceci&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour le reste, tous ceux qui ont retrouvé avec amertume ou colère, des phrases à la virgule près voire des titres de chapitres à l'intérieur d'ouvrages de &quot;gensdelettres&quot; bien installés ou en cours d'intronisation, quelques mois ou années après l'envoi naïf de leur manuscrit par la poste, sauront ce que peut ressentir Alina Reyes qui prouve, après Camille Laurens et quelques autres écrivains sensibles, que personne n'est à l'abri du pillage : c'est &lt;a href=&quot;http://amainsnues.hautetfort.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;là&lt;/a&gt; et c'est sans appel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perspectives aiguës au &lt;a href=&quot;http://cafeducommerce.blogspot.com/2007/10/interlude-diffrence-des-sexes.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Café&lt;/a&gt;, sur cette note cinématique en diable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sinon, pour finir sur une pointe d'exaspération, j'observe que tout comme ces couturiers et ces &quot;figures politiques de premier plan&quot; venant se pousser du coude à l'exposition &quot;Dada&quot;, tout comme Sollers baisant les pieds de Debord, Christophe Honoré claironnant Eustache, des &lt;a href=&quot;http://mry.blogs.com/les_instants_emery/pataphysique/index.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;blogs&lt;/a&gt; couverts de pin's, de lampions et de clignotants, fébriles à l'idée de vendre un coussin péteur en l'honneur du Darfour, osent, toute honte bue, parler de pataphysique ou &lt;a href=&quot;http://clement.blogs.com/thomas_clment/univers_du_roman/index.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;d'écriture de roman&lt;/a&gt;... </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cinematique.blogspirit.com/archive/2007/10/15/en-rond.html</guid> <title>LES ENVOUTES</title> <link>http://cinematique.blogspirit.com/archive/2007/10/15/en-rond.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Cinématique)</author>   <category>All that jazz</category>   <pubDate>Mon, 15 Oct 2007 16:45:00 +0200</pubDate> <description> Nouvelle joute entre ceux qui crèveraient à l'idée de ne plus écrire, car chaque mot jeté sur le papier laisse une trace à l'intérieur d'eux-mêmes, et ceux qui tremblant de ne pas être lus, fomentent des coups. &lt;br /&gt;
Après la digne colère de Camille Laurens (qui n'est désormais plus lisible gratuitement sur la Toile mais qu'il est possible de se procurer &lt;a href=&quot;http://www.leoscheer.com/Texte_C-Laurens_RL32.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), l'âpre démonstration d'Alina Reyes (chez le Stalker en &lt;a href=&quot;http://stalker.hautetfort.com/archive/2007/10/10/quand-haenel-pature-reyes-par-alina-reyes.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;synthèse&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://amainsnues.hautetfort.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;chez elle &lt;/a&gt;en détails) vient confirmer qu'Haenel comme Darrieussecq, ces petits tant soutenus, font de leurs fétiches volés des masques auxquels ils croient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/00/7cc3ea4d008633f5b0d15516d759bcab.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/00/7cc3ea4d008633f5b0d15516d759bcab.jpg&quot; id=&quot;media-64672&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;7cc3ea4d008633f5b0d15516d759bcab.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;Persona&lt;/em&gt;, d'Ingmar Bergman </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cinematique.blogspirit.com/archive/2007/09/26/les-jolies-choses.html</guid> <title>LES JOLIES CHOSES</title> <link>http://cinematique.blogspirit.com/archive/2007/09/26/les-jolies-choses.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Cinématique)</author>   <category>All that jazz</category>  <category>Intimité</category>   <pubDate>Wed, 26 Sep 2007 10:20:00 +0200</pubDate> <description> Un boxeur en bas résille et un organisateur de soirées le torse couvert de crème, des chroniqueurs au cachet sans concession, des femmes légères les mains crispées, une ronde d'enfants brisée en son milieu par un individu fluo sur rollers, des sourires de connivences, des fou-rires réprimés, des pleurs en direct, un chien battu à mort, des moines fous et des sociologues recueillis, une fellation en plein jour, rue des Martyrs, l'un gêné l'autre appliquée, un homme qui boit en recrachant régulièrement dans son verre, Sarkozy qui affirme, la Diversité qui chiale aux pieds du Même, tes yeux immobiles lorsque le manque te terrasse, la mort en de si petites doses, des éditorialistes sans aucun doute, des stars aux toilettes, l'Animation comme fin, une jolie pute à la froideur feinte, des pies par rafales juste avant le crépuscule, l'haleine forte d'un maire exalté, les dernières lueurs avant le grésillement du lampadaire, des cadavres en paquets de six déversés en toute hâte avant le temps qu'il fera demain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/00/0e6f887fabaa21e830d9510d158ac6ca.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/00/0e6f887fabaa21e830d9510d158ac6ca.jpg&quot; id=&quot;media-51861&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;0e6f887fabaa21e830d9510d158ac6ca.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cinematique.blogspirit.com/archive/2007/09/25/la-mort-dans-la-peau.html</guid> <title>LA MORT DANS LA PEAU (résumé des épisodes précédents)</title> <link>http://cinematique.blogspirit.com/archive/2007/09/25/la-mort-dans-la-peau.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Cinématique)</author>   <category>All that jazz</category>  <category>Intimité</category>  <category>Nitrate d'argent</category>  <category>Raison et sentiments</category>   <pubDate>Tue, 25 Sep 2007 15:35:00 +0200</pubDate> <description> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/02/01/7b393f151cae601e0c86ab1f489e13bb.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/02/01/7b393f151cae601e0c86ab1f489e13bb.jpg&quot; id=&quot;media-51417&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;7b393f151cae601e0c86ab1f489e13bb.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;Eyes wide shut&lt;/em&gt;, de Stanley Kubrick&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/00/493e34b9ac3214f4def91eb5ab3479df.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/00/493e34b9ac3214f4def91eb5ab3479df.jpg&quot; id=&quot;media-51418&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;493e34b9ac3214f4def91eb5ab3479df.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;Le bal des vampires&lt;/em&gt;, de Roman Polanski&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Zemmour, celui qui se contente, et il n'est jamais assez content, de dire tout haut ce que tout le monde dit tout haut (hors plateau), qui déchire Breillat, ivre d'un rien, la pluie battante et grise endormant les voix lointaines, une dernière ronce aux mûres sèches qui revient comme une gifle, Ruquier qui se pousse du coude, avec des grimaces, des femmes de sportifs, coiffées, qui se jaugent en minaudant, une femme enceinte, les sourcils peints, qui titube en riant derrière un caddie de chips, Sarkozy qui affirme, Poivre d'Arvor qui parle de l'absence de sa fille avec certitude, des gens drôles qui se font applaudir, quelques faces ternes, les yeux scrutant la mire, qui font mine de se désintéresser, une petite fille vert-de-gris qui pleure sous les gravats, Paris Hilton et Ahmadinejad qui se succèdent, des idiots qui vitupèrent, des menteuses qui assurent, des couloirs qui se vident, une décoratrice qui peint en fanfare des fleurs insensées sur des draps brodés, des critiques exsangues qui ne veulent plus rien dire, un couple entre deux portes, chemise ouverte et robe à fleurs, qui à toute force veut donner à penser, un pyjama sali entre deux pots de terre (&quot;Bruits de Chine&quot;), qui fait se pâmer quelques élégantes coupe embuée à la main, Darrieussecq qui décalque, la salle du Beaupré qui fermera mardi pour de la fripe, le pigeon mort, au ventre lacéré de rose, qui s'effiloche en tournant. </description>  </item>  </channel> </rss> 