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29/11/2010

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J'aurais aimé la rencontrer il y a vingt ans ; je n'étais pas plus disponible qu'aujourd'hui, mais au moins je l'ignorais.

La deuxième séquence d'ouverture de L'Arbre, le maire et la médiathèque voit Jean Parvulesco, à la terrasse de la Brasserie Lipp, expliquer au directeur d'un journal politique qu'il a bien compris le sens caché de ses articles faussement anodins, qu'il a saisi la force souterraine de son travail en apparence superficiel, et c'est bien sûr, à mots couverts, le cinéma d'Eric Rohmer qu'il évoque.

Jean Parvulesco. A une lettre près, son anagramme le révèle : "Je convulse à part". Loin de l'agitation des foules, des suiveurs, qui remuent pour mieux masquer leur morne chute, il avait en effet la solitude exaltée, mais sa frénésie était féconde. La beauté de ses textes était bien convulsive, c'est d'ailleurs leur ultime vérité.

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