21/05/2012
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Le ciel ce matin ressemblait de façon étonnante à celui de La Walkyrie de Redon, qu'un ami m'a envoyé il y a quelques jours en pièce jointe. Ainsi, dans l'émerveillement comme dans la surprise, le regard n'est-il jamais innocent, puisqu'il paye toujours un tribut.
Vu du jardin, l'oiseau qui respecte le mieux la logique libérale est incontestablement le moineau friquet : dans sa manière de doubler in extremis la mésange sur le rebord de la mangeoire, comme dans sa poursuite hargneuse de la moindre tentative d'approche du rouge-queue, il reste inégalable (mais il en met partout).
Je ne sais pas pourquoi j'ai vu Les Lyonnais hier soir, mais je sais pourquoi je ne verrai plus aucun autre film d'Olivier Marchal, réalisateur capable de faire passer Richet pour un auteur et le fils Schoendorffer pour un metteur en scène. Et qui plus est de nous faire regretter les polars ternes mais précis de Jacques Deray.
17:17 | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jacques deray, olivier marchal, les lyonnais, frédéric schoendorffer, odilon redon |
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Commentaires
Ah ! le retour des petites phrases, des dames qui passent, des oiseaux et des aphorismes, j'avais beaucoup aimé la première saison !
Écrit par : Virginie | 21/05/2012
J'espère que cette saison 2 vous plaira tout autant, Virginie.
Écrit par : Ludovic | 21/05/2012
Deray, ça vaut rien, et la Piscine ne lui doit pas grand chose mais tout à Ronet/Delon ! Quant à Olivier Marchal, en parler déjà est un affront.
Écrit par : Méphisto | 22/05/2012
Le paradoxe d'Olivier Marchal, c'est qu'il fait des films policiers qui sont suspects…
Quant à Deray, c'était un excellent monteur (La Piscine est, de ce point de vue, une réussite), et puis « Flic story », « Un papillon sur l'épaule » (tentative intéressante de fantastique absurde), « On ne meurt que deux fois », c'est de l'appellation contrôlée qui peut vieillir en cave. On est loin de la mauvaise piquette de M. Marchal.
Écrit par : Patrick Mandon | 26/06/2012
J'aime assez votre première phrase ! Vous avez raison pour Deray, la "précision" dont je parlais chez lui est en effet très liée au montage, et je me souviens d'une séquence assez réussie, sur le tempo du découpage, à la fin de Flic Story, pour coincer Trintignant dans une petite auberge de campagne.
Écrit par : Ludovic | 28/06/2012
J'aime assez votre première phrase ! Vous avez raison pour Deray, la "précision" dont je parlais chez lui est en effet très liée au montage, et je me souviens d'une séquence assez réussie, sur le tempo du découpage, à la fin de Flic Story, pour coincer Trintignant dans une petite auberge de campagne.
Écrit par : Ludovic | 28/06/2012
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