13/07/2012

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Divagations entre trois films avant brève fermeture des lieux pour congés annuels. Retour à la fin du mois pour parler de Léos Carax, Frédéric Saenen, quelques blockbusters, Alain de Benoist et un panthéon de dix films français résolument opposés au cinéma de Besson, Ozon, Dahan ou Honoré !

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Le paradoxe du Couperet, c'est qu'à force de surcharger chaque séquence urbaine de fausses publicités comme autant d'allusions sur le matérialisme mortifère de notre société marchande, il en oublie de montrer ses habitants. Or, l'injonction impérieuse et désincarnée de l'image ou du verbe en remplacement de la vérité périlleuse des relations humaines, c'est justement cela le matérialisme mortifère de notre société marchande. Costa-Gavras se prend pour un rempart alors qu'il n'est qu'un relais.

Le problème de Rois et reine, c'est que Desplechin ne joue qu'à cela, à la vérité périlleuse des relations humaines, mais si bien qu'on se dit qu'il ne peut que tricher, ce qui finit par se révéler : Amalric joue le rôle d'Amalric, Emmanuelle Devos celui de Desplechin, et Maurice Garrel, au milieu de velléités de réalisme extrême, un père de cinéma d'auteur français, c'est-à-dire cruellement littéraire. Cela pourrait s'appeler du roman filmé.

La déception de Impardonnables vient alors du fait que Téchiné, s'il ne travestit pas ces décors naturels pour en faire comme Costa-Gavras un condensé de slogans (l'amertume ou l'inquiétude qui sourd de Venise y étant au contraire prélevées des aléas mêmes de sa contemplation), s'il ne joue pas comme Desplechin à la fabrique des sentiments (ses couples, en particulier Dussolier/Bouquet, sont au contraire dans l'instable vérité de leurs gestes et de leurs regards, plutôt que dans la certitude de leurs textes), ne parvient pas pour autant à inscrire cette authenticité dans un cadre formel qui en poserait clairement les principes et leurs évolutions, qui ferait de la chronique sentimentale une belle tragédie.

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Commentaires

Alors bonnes vacances, Ludovic. Revenez-nous en aussi bonne forme.

PS : En profiterez-vous pour replonger dans vos anciennes revues de cinéma ? (excusez-moi d'y revenir mais j'essaye de voir si je peux planifier la suite... (et si vous nous trouvez pas la clé du coffre, je ne vous en tiendrai pas rigueur))

Écrit par : Edouard | 13/07/2012

"si vous NE trouvez pas". NOUS sommes désolé.

Écrit par : Edouard | 13/07/2012

Non, je n'ai rien oublié.... En fait, je n'ai gardé de mes revues de qu'un seul "Cahiers du Cinéma", le hors-série mis en page par Carax lui-même à l'occasion de la sortie des Amants du Pont- Neuf ! J'envisageais donc d'écrire sur ce numéro pour votre série...

Écrit par : Ludovic | 13/07/2012

C'est bon ça ! (vos divagations)

Écrit par : Médor | 13/07/2012

Bonnes vacances, on attend avec impatience vos impressions sur le Carax (et votre panthéon)

Écrit par : T.G. | 13/07/2012

Bonnes vacances Ludovic a défaut de changer de personnages changer de paysages pour nous revenir enfin ...

Écrit par : laurence | 14/07/2012

Profitez bien de vos congés et au plaisir de vous retrouver à la rentrée.

Écrit par : Sylvain Métafiot | 14/07/2012

Merci de vos passages et de vos encouragements !

Écrit par : Ludovic | 31/07/2012

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