<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>CINEMATIQUE - raison_et_sentiments</title> <description>La cinéphilie est une paraphilie comme les autres.</description> <link>http://cinematique.blogspirit.com/raison_et_sentiments/</link> <lastBuildDate>Wed, 23 Jul 2008 20:00:15 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cinematique.blogspirit.com/archive/2008/06/23/elle.html</guid> <title>ELLE</title> <link>http://cinematique.blogspirit.com/archive/2008/06/23/elle.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Cinématique)</author>   <category>Raison et sentiments</category>   <pubDate>Mon, 23 Jun 2008 10:40:00 +0200</pubDate> <description> Les exercices d’admiration ne servent à rien.&lt;br /&gt;
A peine à nous persuader que celui ou celle qui fascine, gouverne et empêche de fuir, garde pour un temps notre regard inquiet dans son sillage.&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/02/00/a608480f9cd5465e11682eeb391d3c12.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/02/00/a608480f9cd5465e11682eeb391d3c12.jpg&quot; id=&quot;media-211520&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;a608480f9cd5465e11682eeb391d3c12.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
Et pourtant, nous ne vivons pas uniquement avec les morts, mais avec tous ceux qu’il est impossible de saisir à la gorge, afin de connaître enfin leur haleine et leur peur. Nous sommes nés pour subir le joug d’une femme absente ou d’un homme pressé, et la concorde comme le partage ne viennent jamais qu’après, lorsqu’ils ne sont plus attendus ni même souhaités.&lt;br /&gt;
Juliette Binoche ne sera jamais cette icône &lt;em&gt;deneuvienne&lt;/em&gt;, entre paraphes et parfums, que les couvertures de &lt;em&gt;Gala &lt;/em&gt;ou de &lt;em&gt;Télérama&lt;/em&gt; désirent avec leur habituel mépris nous vendre, car elle est avant tout l’adolescente Anna chez Carax, floue puis extrêmement précisée, chuchotante en noir et bleu, éclatant de rire avant de songer. Elle est Michèle ensuite, sur le fil, presque arrachée, et dont la danse en saccades ne peut finir sans un cri. Elle est Tereza enfin, semblable à celle que nous serrions dans nos bras pour sa première fois, celle-là même qui pleurant de plaisir, n’avait pas assez de mots pour nommer cette ombre qui déjà glissait sous la porte : l’enfance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Juliette Binoche possède cette vulgarité bienveillante dans le rire, et cette douleur stoïque dans les yeux, qui nous la font aimer d’avance, même si son sourire capte mieux qu’aucun autre l’attention des journalistes les plus aveuglés. Elle est cette femme dont l’énigme ne se résout pas, et tous les limiers tournant bruyamment autour d’elle, pour l’aduler, et la huer, et s’en repaître, et l’aimer quand même, tournent pour rien ; Binoche est à la fois la Julie de Kieslowski et l’Anna Barton de Malle : veuve, couverte d’hommes, seule à jamais. Elle démontre, s’il en était besoin, que le cinéma est bien cette entreprise thaumaturgique qui nous fait prendre les soubrettes et les souillons pour l’Eternelle Sophia, jusqu’à se persuader que celle-ci réside en nous, comme Grémillon d’ailleurs n’a jamais cessé de l’affirmer (mais qui peut bien perdre son temps à écouter Grémillon ?). La Femme est une instance intérieure et ses multiples avatars n’existant pas davantage que le rêve d’un autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque Juliette Binoche se met à parler lentement, en appuyant sur les nasales d’une lèvre légèrement enflée, il n’y a plus à tergiverser : elle est ensemble, et jusqu’au vertige, la naïve petite polonaise devenue icône médiatique, le garçon manqué tout à sa joie de se savoir impudique, la femme d’affaire se troublant en mère dévorée. Je ne connaîtrai jamais le son de sa voix lorsqu’elle est enrhumée, l’odeur de sa peau lorsqu’elle est impatiente, les reflets sur son cou quand il pleut, et cependant cette &lt;em&gt;fille filmée&lt;/em&gt;, aussi futile, aussi exaspérante, aussi profonde que tant d’autres, me semblera toujours vraie. Elle est dans le vrai, sans effort ni nuance, avec excès, obscénité même, alors que nous cessons de soulever avantageusement le coin des tapis, de scruter avec la pire vanité leurs motifs et leurs dessins. Elle a cette insouciance retenue qui se moque de tous les leurres du filigrane.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En somme, il n’y a pas de quoi pavoiser. Comment se défaire d’une emprise que l’on a réclamée puis cultivée ? La regarder à la télévision ? La croiser dans un festival au bras d’une quelconque ordure post-moderne en frac ? Voilà certainement ce qui pourrait l’avilir, la polluer, la faire chuter de la statue de Pauline, bouleversante, blanche et cernée, jusqu’à la débrouillarde Juliette B., comédienne. Mais l’arrière-monde veille. Il n’attend qu’une seconde d’inattention, c’est-à-dire vingt-quatre images d’affilée, pour nous agripper, nous retourner, nous livrer une fois encore à ces Mères qui rôdent, infiniment enveloppantes. Ce n’est pas pour rien qu’elle s’est déjà appelée trois fois Anne, chez Carax, Malle, Mighella (quelle descente !).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je la vois de films en films, refaire patiemment les mêmes gestes, ses bougies à la main pour détailler Rembrandt ou les fresques d’une église, sa précipitation lors de batailles de mousse à raser ou de polochons, ses rires pour rien (Juliette Binoche ne rit jamais à bon escient), ses sourcils à peine froncés quand elle est folle de rage impuissante, son regard sombre et embué, embué comme personne avant elle, se ce n’est Falconetti peut-être, ou Donna Reed. Des vignettes de Leconte au chromo de Kurys, de la subtilité de Chantal Akerman aux sketches de Danielle Thompson, du cinéma malencontreux de Gitaï au brouillon mystique de Ferrara, de l’insignifiant &lt;em&gt;Quelques jours en septembre &lt;/em&gt;jusqu’aux pensums verbeux d’Assayas ou de Klapisch, qui dégorgent à gros traits leur moraline, elle est toujours inconnue dans la lumière et dans « son meilleur rôle depuis longtemps », tout à la fois aînée et cadette, proie et traqueuse, drôle et renfermée. Admirable. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cinematique.blogspirit.com/archive/2008/06/13/je-suis-un.html</guid> <title>&quot;Ne dites pas à maman que je suis un phénomène&quot;</title> <link>http://cinematique.blogspirit.com/archive/2008/06/13/je-suis-un.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Cinématique)</author>   <category>Raison et sentiments</category>   <pubDate>Fri, 13 Jun 2008 14:35:00 +0200</pubDate> <description> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/01/01/881f2fd71afff62e9e47e72d6e16db1f.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/01/01/881f2fd71afff62e9e47e72d6e16db1f.jpg&quot; id=&quot;media-206835&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;881f2fd71afff62e9e47e72d6e16db1f.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En dehors d'apporter une pièce de plus aux choux gras du syndrome post-11 septembre, ne serait-ce qu'en utilisant ce plan ouranophobique désormais &lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/archive/2008/03/06/ouranophobie.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;rituel&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;Phénomènes&lt;/em&gt; ne fait que décliner (la phrase pourrait s'arrêter là tant le film répète ses figures jusqu'à l'ennui profond) l'habituel thésaurus hollywoodien, n'utilisant certaines entités (les Autres, la Nature) qu'à la seule fin puérile d'améliorer les conditions d'existence d'une cellule familiale en cours de désintégration. L'utilitarisme est un dieu et le cinéma son plus sûr dévôt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la différence des productions courantes toutefois, les plans ne sont pas saturés d'amorces explicatives mais au contraire engorgés d'une incertitude infantile dûment scénarisée, ce qui finalement ne change rien à l'affaire : aucune progression, aucune régression, aucun parcours en somme, ne sont ici proposés ; semblable au &lt;em&gt;Munich&lt;/em&gt; de Spielberg, ce film aux catastrophes inédites, dont la seule raison d'être est justement ce caractère inédit, ne sait que faire diversion entre deux carnages, changer de décor mais jamais d'axe au profit d'exécutions méthodiques, toujours plus élaborées mais jamais mises en perspective ou en contradiction. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quant à filmer le caractère anxiogène du vent, on indiquera au petit Shyamalan de se rapprocher des oeuvres du grand Argento, car il ne suffit pas de dissimuler un hélicoptère hors-champ pour donner aux bourrasques secouant les branches de la sauvagerie, il faut encore parvenir à inquiéter durablement, c'est-à-dire discriminer dans le champ d'une séquence, ce qui ne bougera pas de ce qui s'agite déjà trop, ce qui se couche d'un coup de ce qui résiste longtemps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A nouveau un protégé des &lt;em&gt;Cahiers&lt;/em&gt; qui ne réussit pas sa mue : certains parrainages sont décidément bien encombrants. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cinematique.blogspirit.com/archive/2007/11/15/tact.html</guid> <title>TACT</title> <link>http://cinematique.blogspirit.com/archive/2007/11/15/tact.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Cinématique)</author>   <category>Raison et sentiments</category>   <pubDate>Fri, 16 Nov 2007 16:45:00 +0100</pubDate> <description> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/02/01/125baeb5be1ff18bf21403aafcba09e5.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/02/01/125baeb5be1ff18bf21403aafcba09e5.jpg&quot; id=&quot;media-83481&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;125baeb5be1ff18bf21403aafcba09e5.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;Les promesses de l'ombre&lt;/em&gt;, de David Cronenberg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/02/02/8a92c39753d69ccec62a5a2c495c05ec.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/02/02/8a92c39753d69ccec62a5a2c495c05ec.jpg&quot; id=&quot;media-83482&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;8a92c39753d69ccec62a5a2c495c05ec.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;Lolita&lt;/em&gt;, de Stanley Kubrick&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il est possible de ne pas croire une seconde au personnage joué par Viggo Mortensen dans le dernier Cronenberg, alors même que les autres personnages malgré leur outrance codifiée, appliquent à la lettre une bipolarité des plus communes dans le cinéma de genre voire dans le cinéma tout court (le patriarche mafieux, débonnaire et dangereux ; la femme médecin, fragile et pugnace ; le chien fou, sensible et violent), c'est autant par la fausseté de son attitude, à la fois séductrice et maniérée, hors-genre, que du fait d'une mise en scène qui n'envisage les décadrages discrets (pas trop quand même, il faut rester propre), que &lt;br /&gt;
dans l'unique but de le présenter. &lt;br /&gt;
Il semble même que chacune de ses scènes, toujours à la limite de l'incongru, soit une scène de présentation (de son &lt;em&gt;character&lt;/em&gt;) ainsi que d'exposition (de son corps), une sorte d'aphorisme visuel qui le caractérise mais surtout l'enferme dans des stéréotypes divers. Cronenberg le fait ainsi rapidement sortir du processus fictionnel pour l'installer ostensiblement comme matériau, comme hypothèse d'école, malléable à merci, à la manière d'un &lt;em&gt;toon&lt;/em&gt; pour adultes égaré et virevoltant, comme tout droit sorti d'une publicité de Jean-Paul Gaultier pour parfum masculin.&lt;br /&gt;
S'il donne ici ou là, machinalement, des gages à la tragédie familiale façon Gray ou à la paranoïa loufoque à la Polanski, Nicolaï, ses tatouages en témoignent de manière redondante, n'est qu'une image, particulièrement vulgaire, profane même, que l'on peut zébrer à satiété (alors que lui offre une image pieuse au moment le plus inattendu), c'est-à-dire un objet de désir forcément inassouvi, une virtualité qui ne peut que décevoir quel que soit le bout par lequel on la prend, une énigme sans code à déchiffrer autre que sa propre constitution sans cesse réinventée. &lt;br /&gt;
Elle &lt;em&gt;est &lt;/em&gt;le cinéma de Cronenberg, qui s'imaginant impoli, mêle (greffe) les genres impurs et les formes violentes sans jamais aboutir cependant à de l'hétérogène ou du différencié, à de la mise en perspective scandaleuse, mais toujours à du lisse, de l'homologué, de la subversion sans aspérité, moderne en tous points. Et ainsi l'homme brutal et appremment sans affect, dont les tatouages ne sont pas un historique mais une simulation, s'avère n'être qu'un policier infiltré, qui plus est plein de sollicitude.&lt;br /&gt;
Ce personnage, cette image, ce cinéma ne peuvent véritablement être percés à jour, pénétrés, puisqu'ils n'offrent aucune prise malgré la sidération qu'ils encouragent. Ils sont la sphère chatoyante à l'intérieur de laquelle chacun voit ses désirs se réfléchir : un mafieux de confiance, une icône gay, une réflexion sur les transmutations corporelles et éthiques ; tout ce qu'elle ne contient en fait pas, mais présente bruyamment en devanture.&lt;br /&gt;
Les autres personnages comme le spectateur peuvent alors toujours tenter de les modeler à leur idée, de les interpréter, de leur faire rendre gorge, leur évanescence, leur silence, leur absence n'en sont pas moins intolérables. Comment ne pas penser ici à la Lolita peinte par Kubrick, riche de possibilités qu'elle est bien incapable d'assumer, projection mentale sans consistance réelle, sans véritable enjeu ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu'une image ne vous touche pas, il faut sans cesse la retoucher. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cinematique.blogspirit.com/archive/2007/10/18/labyrinthe.html</guid> <title>LABYRINTHE</title> <link>http://cinematique.blogspirit.com/archive/2007/10/18/labyrinthe.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Cinématique)</author>   <category>All that jazz</category>  <category>Intimité</category>  <category>Nitrate d'argent</category>  <category>Raison et sentiments</category>   <pubDate>Thu, 18 Oct 2007 17:15:00 +0200</pubDate> <description> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/02/00/17b5e53b40e26e2b196b50ca87826705.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/02/00/17b5e53b40e26e2b196b50ca87826705.jpg&quot; id=&quot;media-66893&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;17b5e53b40e26e2b196b50ca87826705.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Absent une semaine, voici quelques liens pour les infatigables habitués de &quot;Cinématique&quot; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cinéma tout d'abord, avec une remarquable &lt;a href=&quot;http://notremusique.blogspot.com/2007/10/il-faut-choisir.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;mise au point&lt;/a&gt; sur &quot;Notre musique&quot;, une bien belle revue &lt;a href=&quot;http://www.stardust-memories.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;là &lt;/a&gt;, un peu de Fritz Lang pas trop formaté &lt;a href=&quot;http://www.objectif-cinema.com/analyses/053.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et parce qu'il vaut mieux en rire, &lt;a href=&quot;http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.corrieblog.tv/Frankielookalike.jpg&amp;imgrefurl=http://www.corrieblog.tv/2007/05/does_debra_step.html&amp;h=506&amp;w=786&amp;sz=234&amp;hl=fr&amp;start=20&amp;um=1&amp;tbnid=n06PpNZPNUnw7M:&amp;tbnh=92&amp;tbnw=143&amp;prev=/images%3Fq%3Dginette%2Bleclerc%26svnum%3D10%26um%3D1%26hl%3Dfr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ceci&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour le reste, tous ceux qui ont retrouvé avec amertume ou colère, des phrases à la virgule près voire des titres de chapitres à l'intérieur d'ouvrages de &quot;gensdelettres&quot; bien installés ou en cours d'intronisation, quelques mois ou années après l'envoi naïf de leur manuscrit par la poste, sauront ce que peut ressentir Alina Reyes qui prouve, après Camille Laurens et quelques autres écrivains sensibles, que personne n'est à l'abri du pillage : c'est &lt;a href=&quot;http://amainsnues.hautetfort.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;là&lt;/a&gt; et c'est sans appel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perspectives aiguës au &lt;a href=&quot;http://cafeducommerce.blogspot.com/2007/10/interlude-diffrence-des-sexes.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Café&lt;/a&gt;, sur cette note cinématique en diable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sinon, pour finir sur une pointe d'exaspération, j'observe que tout comme ces couturiers et ces &quot;figures politiques de premier plan&quot; venant se pousser du coude à l'exposition &quot;Dada&quot;, tout comme Sollers baisant les pieds de Debord, Christophe Honoré claironnant Eustache, des &lt;a href=&quot;http://mry.blogs.com/les_instants_emery/pataphysique/index.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;blogs&lt;/a&gt; couverts de pin's, de lampions et de clignotants, fébriles à l'idée de vendre un coussin péteur en l'honneur du Darfour, osent, toute honte bue, parler de pataphysique ou &lt;a href=&quot;http://clement.blogs.com/thomas_clment/univers_du_roman/index.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;d'écriture de roman&lt;/a&gt;... </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cinematique.blogspirit.com/archive/2007/09/25/la-mort-dans-la-peau.html</guid> <title>LA MORT DANS LA PEAU (résumé des épisodes précédents)</title> <link>http://cinematique.blogspirit.com/archive/2007/09/25/la-mort-dans-la-peau.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Cinématique)</author>   <category>All that jazz</category>  <category>Intimité</category>  <category>Nitrate d'argent</category>  <category>Raison et sentiments</category>   <pubDate>Tue, 25 Sep 2007 15:35:00 +0200</pubDate> <description> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/02/01/7b393f151cae601e0c86ab1f489e13bb.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/02/01/7b393f151cae601e0c86ab1f489e13bb.jpg&quot; id=&quot;media-51417&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;7b393f151cae601e0c86ab1f489e13bb.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;Eyes wide shut&lt;/em&gt;, de Stanley Kubrick&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/00/493e34b9ac3214f4def91eb5ab3479df.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/00/493e34b9ac3214f4def91eb5ab3479df.jpg&quot; id=&quot;media-51418&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;493e34b9ac3214f4def91eb5ab3479df.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;Le bal des vampires&lt;/em&gt;, de Roman Polanski&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Zemmour, celui qui se contente, et il n'est jamais assez content, de dire tout haut ce que tout le monde dit tout haut (hors plateau), qui déchire Breillat, ivre d'un rien, la pluie battante et grise endormant les voix lointaines, une dernière ronce aux mûres sèches qui revient comme une gifle, Ruquier qui se pousse du coude, avec des grimaces, des femmes de sportifs, coiffées, qui se jaugent en minaudant, une femme enceinte, les sourcils peints, qui titube en riant derrière un caddie de chips, Sarkozy qui affirme, Poivre d'Arvor qui parle de l'absence de sa fille avec certitude, des gens drôles qui se font applaudir, quelques faces ternes, les yeux scrutant la mire, qui font mine de se désintéresser, une petite fille vert-de-gris qui pleure sous les gravats, Paris Hilton et Ahmadinejad qui se succèdent, des idiots qui vitupèrent, des menteuses qui assurent, des couloirs qui se vident, une décoratrice qui peint en fanfare des fleurs insensées sur des draps brodés, des critiques exsangues qui ne veulent plus rien dire, un couple entre deux portes, chemise ouverte et robe à fleurs, qui à toute force veut donner à penser, un pyjama sali entre deux pots de terre (&quot;Bruits de Chine&quot;), qui fait se pâmer quelques élégantes coupe embuée à la main, Darrieussecq qui décalque, la salle du Beaupré qui fermera mardi pour de la fripe, le pigeon mort, au ventre lacéré de rose, qui s'effiloche en tournant. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cinematique.blogspirit.com/archive/2007/08/06/vacancy.html</guid> <title>VACANCY</title> <link>http://cinematique.blogspirit.com/archive/2007/08/06/vacancy.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Cinématique)</author>   <category>Raison et sentiments</category>   <pubDate>Mon,  6 Aug 2007 12:20:00 +0200</pubDate> <description> Sous ses allures de série B ultra-violente et décomplexée, à une époque où le réalisateur Eli Roth est salué par &lt;em&gt;Télérama&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Motel&lt;/em&gt; de Nimrod Antal apparaît comme l'antidote hollywoodien idéal au &lt;em&gt;Funny games&lt;/em&gt; d'Haneke, énumérant fébrilement tous les recours encore disponibles face à la barbarie, jusqu'à fausser le temps, afin que le crime n'ait pas lieu et qu'aucun malaise ne perdure, en clair qu'aucune question embarassante ne soit posée.&lt;br /&gt;
Dans le premier Argento, le héros bloqué entre deux portes de verre ne pouvait agir mais voyait tout. A cette impuissance passagère, gage de formalisation et de science futures, à cette immobilité inaugurale créant littéralement le mouvement du film, répondent quatre décennies plus tard les gesticulations de ce couple figé derrière la fenêtre de sa chambre, qui ne voit rien (tout se passe en sous-sol) mais ne cesse d'agir en tous sens ; ce qui lui permettra de retrouver ce qu'il pensait avoir perdu : un cocon. &lt;br /&gt;
A la tranquille singularité des personnalités répond l'indifférenciation volubile des hyperindividualistes ; à la réflexion posée, le bougisme ostentatoire.&lt;br /&gt;
Un film éminemment sarkozien ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/01/e79df6996486177a5965f6cfe73996bb.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/01/e79df6996486177a5965f6cfe73996bb.jpg&quot; id=&quot;media-23739&quot; alt=&quot;e79df6996486177a5965f6cfe73996bb.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;L'oiseau au plumage de cristal&lt;/em&gt;, de Dario Argento&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/01/97940eedde99d074c09c426941dd9435.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/00/01/97940eedde99d074c09c426941dd9435.jpg&quot; id=&quot;media-23741&quot; alt=&quot;97940eedde99d074c09c426941dd9435.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;Motel&lt;/em&gt;, de Nimrod Antal </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cinematique.blogspirit.com/archive/2007/07/03/r.html</guid> <title>RECYCLAGE</title> <link>http://cinematique.blogspirit.com/archive/2007/07/03/r.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Cinématique)</author>   <category>Raison et sentiments</category>   <pubDate>Tue,  3 Jul 2007 09:30:00 +0200</pubDate> <description> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/02/01/3b63a0d4dba023134122541ef726f381.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cinematique.blogspirit.com/media/02/01/3b63a0d4dba023134122541ef726f381.jpg&quot; id=&quot;media-4889&quot; alt=&quot;3b63a0d4dba023134122541ef726f381.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
Tombé hier par mégarde sur l'épouvantable &lt;em&gt;Equipier&lt;/em&gt; de Philippe Lioret, j'ai ressenti à nouveau cette amertume, bien identifiable désormais, qui me saisit lorsque je m'aperçois qu'un gamin ignore tout des péripéties de contes autrefois populaires (alors qu'il récite par coeur les fiches d'identité d'une kyrielle de héros modernes), qu'une femme ne sait pas s'abandonner (alors qu'elle se fait fort, en matière de coïts, d'être au courant de toutes les variations programmables), qu'un ami pourtant proche ne se souvient plus d'un voyage commun (alors qu'il date d'à peine cinq ans). &lt;br /&gt;
Il y a une sorte de sentiment qui s'apparente à de la mélancolie stupéfaite, à réaliser que ce qui est subtil ou discret, ne se perpétue pas, que les mythes collectifs, circulaires et douloureux, laissent la place aux schémas acculturés, que l'art de se laisser aimer se perd dans celui d'uploader, avec hygiène, des accords techniques, que les moments partagés, même lumineux, se gâchent par leur répétititon même. Leone, en contemplant la plaine morne et surpeuplée des westerns-spaghetti, se lamentait qu'étant &quot;père du genre, il n'ait eu que des enfants tarés&quot;. J'ignore si Sautet pensait la même chose du genre qu'il a en quelque sorte inventé, cette poésie réaliste ensuite déformée, désacralisée, dévastée par l'engeance des académiciens de toute obédience, qui ont fait des instants magnifiques de retenue de ses cafés sous la pluie, des brèves de comptoir. Les mélodrames sociaux qui se réclament bruyamment de son patronage, ne sont en tous cas plus rien d'autres que des copies se faisant porter pâles, des leurres, de la beauté perdue. &lt;br /&gt;
Chat de Pagnol en clin d'oeil transitionnel, phare phallique sous les éléments déchaînés, coeurs croisés en contrechamps appliqués, orgasme sur feux d'artifices, regards qui en disent long sous le travelling avant, rien ne nous est épargné, et rien ne bouge malgré les embruns filmés de biais pour que l'émotion tangue, rien ne chauffe malgré les fronts plissés et brûlants sous les spots, car tout est mort, entre dévotion et désinvolture, embaumé dans le corset du film de jeunesse mixé par un vieux de la vieille (le syndrome Beineix, les fumigènes et les seins nus des années 80 en moins). &lt;br /&gt;
Cet artisanat précautionneux, qui sue sang et eau, c'est la vérité du cinéma d'aujourd'hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(La critique la plus involontairement cruelle vient de &lt;em&gt;Première&lt;/em&gt;, lorsque son rédacteur s'enthousiasme qu' &quot;avec un sens très aigu de l'observation, Lioret décrit la complexité des interactions entre individus (et que) cette dimension nouvelle fait faire à Lioret un saut qualitatif qui le situe, dans le registre subtil des drames intimistes aux côtés de cinéastes comme Patrice Leconte&quot;) </description>  </item>  </channel> </rss> 