31/05/2012

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Le souci de cohérence débouche immanquablement sur le désordre affectif.

La sortie de Jean-Marie Le Pen sur les initiales de Nicolas Sarkozy qui en rappelaient d'autres, avaient offusqué ceux qui ne cessaient pourtant à l'époque de grimer l'ex-Président de la République en Hitler ou d'effectuer d'astucieux montages-photos le mettant en paralèle avec Pétain ; comme s'il fallait faire planer quelque ombres sinistres à souhait pour se débarasser du sarkozysme, la logique libérale de ses actions n'étant décidément pas une raison suffisante, et comment l'aurait-elle été puisque la gauche-Libé s'est convertie depuis bien longtemps à l'économie de marché. Aujourd'hui, cette mouvance et ce journal, jamais en retard d'une avanie, compte les Blancs du gouvernement, pour en regretter le trop grand nombre, alors même que Finkielkraut ou Frêche les avaient scandalisés en pratiquant le même raisonnement, mais pour les Noirs et les équipes de foot. Dis-moi qui tu discrimines, je te dirai si tu es bon citoyen.

Parlant d'elle à voix haute malgré l'heure tardive, elle avoue s'enthousiasmer pour les "leçons de vie" d'Haneke et l'humour de Fleur Pellerin, voter socialiste deuis 1981, n'être pas toujours d'accord avec les choix ciné de Télé-Obs. A la fin du dernier concert des Enfoirés, elle a failli toucher la paume en sueur de Bruel, qui lui rappelle ses jeunes années et ses premiers petits amis, avec leur mobylette et les manches de leur pull en V qu'ils remontaient toujours au-dessus du coude,... pour quelle raison au fait ? Elle passe ses vacances non loin de sa mère, sur la Côte, et n'arrive pas toujours à économiser sur la pension alimentaire pourtant coquette. Sur BeCoquin, elle se fait appeler Marilou pour mieux dire sa "fringale de moments câlins à partager à deux".

22/05/2012

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Alors, voilà. Tout commence par ce fil sur la couture de la robe. Soit on tire et le tissu s'effiloche, se découd, perd sa forme ; soit on se retient de tirer et le fil grandit de jour en jour, inesthétique et fascinant, masquant la robe.

La jeune femme qui lit Extension du domaine de la lutte dans la salle d'attente du cabinet dentaire, en complète contradiction avec le bon goût (ce n'est plus du tout le moment de lire Houellebecq, et encore moins celui-là sorti il y a trop longtemps), non contente d'être inactuelle, se permet de sourire en lisant. Elle porte en plus une grande broche anachronique en forme de libellule, comme celle que le voyeur de Michael Powell offrait à sa voisine du dessous. Pour toutes ces raisons, j'ai envie de l'embrasser, bien que le fait même de déglutir me soit aujourd'hui douloureux.

Vincent Malausa dans son blog du Nouvel Observateur, assure que Haneke, avec Amour, "frôle le chef d'oeuvre". Tant qu'il n'y touche pas...