03.06.2009
REQUISITOIRE
La forme de La blessure, c’est cette route anodine et banalisée qui défile, vue de l’arrière d’un camion, pendant le très long monologue final, prouvant que ce qui est montré importe peu puisqu’il s’agit avant tout de dire.
Dire que la vérité d’un être ne peut s’exprimer qu’en dehors des contraintes fictionnelles et de l’interdépendance avec autrui (l’autre étant réduit au rôle de soutien ou d’ennemi), qu’elle doit être définie par l’observation vaguement désinvolte, légèrement inattentive, qui laisse croire au respect quand il s’agit bien de tenir en joue l’acteur qui se présente devant la caméra, afin qu’il ne se dirige jamais vers la moindre rencontre non écrite, pas plus que vers une quelconque composition.
Le réel y est ainsi simulé et jamais transposé.

15:23 Publié dans Raison et sentiments | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : nicolas klotz, paria, la blessure






Commentaires
Est ce le problème de la "réalité apparente" en opposition à la transposition. Chéreau en parle dans "J'y arriverai un jour" C'est pour moi l'apport négatif du cinéma qui à la fois à détruit la pertinence du documentaire et la sagacité de l'acteur et du metteur en scène( théâtre ou cinéma) ceci me fait penser aux dérives d'un Art...comme à celle des régimes...je réfléchirai un peu plus ...c'est une réponse un peu rapide...
Ecrit par : laurence | 05.06.2009
Oui, c'est cela, il me semble, Laurence : la "réalité apparente", qui démontre sans comprendre, et singe sans émotion.
Ecrit par : Ludovic | 05.06.2009
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