08.02.2010
SEPARATION


11:18 Publié dans Nitrate d'argent | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : témoin muet, anthony waller, pulsions, brian de palma, playtime de jacques tati
05.02.2010
EMOTIONS
Si l'on met de côté les sites plus ou moins officiels de lecteurs d'écrivains (certains affligeants, d'autres vivifiants), les blogs d'écrivains (assez rares tout compte faits, et les meilleurs sont ci-contre!), les sites promotionnels d'écrivains (sans intérêt aucun, à l'instar d'un quelconque blog de politique ou d'éditorialiste), la littérature sur la Toile (qu'elle apparaisse sur le mode de la critique ou de la création) fait en général la part belle aux faits anodins transcrit d'une terrifiante écriture blanche, aux tentatives avortées de fictions lourdes, aux analyses qui paraphrasent (et qui font la claque) ou à celles qui tournent en rond dans le pré carré de leurs obsessions (avec Majuscules, écheveau de phrases sans souffle mais très endurantes, lieux communs emphatiques etc...).
Les liens de ce vendredi montrent cependant qu'une autre critique (ici) et une autre écriture (là) sont possibles. Ce dernier texte, qui a provoqué en moi ce "tremblement constant" dont parlait Bachelard au sujet de Paulina 1880 de Pierre Jean Jouve, est tout simplement bouleversant.
09:11 Publié dans Les uns et les autres | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : en paraison, littérature, fric-frac club
03.02.2010
RISQUE

"Et si nous vivions au fond une époque fort peu sexuée, où l'image de soi passerait de moins en moins par l'autre en tant qu'il est durablement identifié mais par "les autres" comme forme abstraite du "on" ? (...) Une société dans laquelle la compulsion de répétition, qui naît et meurt sur place, remplacerait les apprentissages, certes dangereux - puisqu'ils amènent à se quitter soi-même pour, peut-être, se trouver ou bien se laisser engloutir dans le gouffre du monde, - mais féconds."
(Pierre Le Vigan, Le Front du cachalot)
09:30 Publié dans All that jazz, Intimité, Nitrate d'argent | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : blade runner, ridley scott, pierre le vigan
01.02.2010
AU-DELA

16:27 Publié dans Nitrate d'argent | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : john carpenter, prince des ténèbres, victor fleming, magicien d'oz
29.01.2010
ANTHOLOGIE
Les liens de ce vendredi seront cinéphiliques en diable :
Un extrait saisissant du film inédit de Welles, The other side of the wind, déniché par l'indispensable Pradoc, dont je n'hésite pas à reproduire la dernière remarque : "Certaines personnes ne supportent pas que je me prétende écrivain. Il me suppose de l’orgueil et voudrait partager ce qu’il croit être un trésor, que je n’ai pas le droit de réclamer. Ce qu’ils ignorent, c’est qu’il s’agit d’un trésor d’enfant : Une boîte à chaussures, une ficelle, un élastique, un briquet. Voilà la littérature en ma possession."
A la suite du beau palmarès de Griffe, une discussion d'anthologie dans les commentaires, entre Ed(isdead) et Père Delauche, qui ravira les observateurs de la querelle Positif/Cahiers.
Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, le vidéoclip que tourna Rohmer.
08:00 Publié dans Les uns et les autres | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : welles, rohmer, positif, cahiers du cinéma, pradoc, griffe, ed(isdead), père delauche, rosette
27.01.2010
ANDROGYNE

25.01.2010
DOPPELGANGER
Au début de Profession : reporter d'Antonioni, le personnage joué par Jack Nicholson décide de changer d'identité, en prenant celle d'un homme décédé dans la chambre voisine de la sienne. Avant cette décision, il contemple longuement le cadavre qui lui ressemble étrangement. Il croit alors, et le spectateur avec lui, qu'il va pouvoir être le démiurge d'une vie nouvelle, se débarrasser des échecs accumulés dans son existence antérieure, enterrer David Locke et devenir cet autre riche de tous les possibles, s'extirper du désert spirituel qui le ronge pour se constuire enfin une identité. Il n'observe cependant que son propre devenir, sa propre mort, car c'est bien cette identité usurpée (celle d'un vendeur d'armes) qui le conduira à son exécution finale.
Max Ophüls, quelques décennies plus tôt, dans le premier sketch du Plaisir, montre également un personnage (joué par Claude Dauphin) en train d'en observer un autre presque mourant, sans réaliser qu'il contemple là, avec une pointe dégoût et beaucoup de pitié, celui qu'il sera bientôt. Le fringant danseur, pris d'un malaise soudain, se révèle sous son masque un vieillard haletant, édenté, épuisé ; durant les soins que lui prodigue le médecin, son épouse brosse le portrait d'un homme autrefois séduisant et jouisseur, n'ayant jamais accepté que son temps soit passé, un homme en tous points semblables au docteur qui retourne bien vite au "Palais de la danse."
Antonioni comme Ophüls synthétisent par un plan similaire leur vision noire de l'existence, le premier avec un certain sadisme, parce qu'il survient au début d'un film qui fait d'une possible entreprise de renaissance, le moyen le plus sûr d'accélérer la venue du trépas, le second avec mélancolie, puisqu'il clôt une leçon de morale non comprise, le dernier plan semblant sceller le devenir du médecin. Pourtant si ces deux films paraissent ne servir à rien, sinon à boucler la boucle, ils tentent tous deux de vanter la légèreté, la frivolité même, malgré le poids du destin, de célébrer le mouvement (les travellings incessants d'Ophüls, les cadrages "aériens" d'Antonioni, en téléphérique ou en voiture) en dépit de la mort immobile toujours enchâssée dans le cadre, toujours chez ces cinéastes profondément pessimistes, déjà-là.

12:11 Publié dans Nitrate d'argent | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : profession reporter, antonioni, le plaisir, max ophuls
22.01.2010
ANIMAL
Le lien du vendredi, c'est le nouveau numéro de la revue Eléments, qui se permet de traiter d'Alexandre Mathis et de Pascal Quignard, d'Henry de Monfreid et de Mona Ozouf, de Jean-François Davy et de Roberto Rossellini, de Whitehead et de Levi-Strauss, avec un dossier central qui en substance tourne autour de cette drôle de question : l'animal est-il un homme comme les autres ?
08:36 Publié dans Les uns et les autres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eléments, davy, rosselinni, ozouf, mathis, autopromo
18.01.2010
RAPPORTS



15:46 Publié dans Nitrate d'argent | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : soudain l'été dernier, mankiewicz, mademoiselle, tony richardson, guerre des sexes, joe dante, point of view, bourdieu
15.01.2010
ROHMERIENS
08:16 Publié dans Les uns et les autres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eric rohmer, arnaud m genevois, pascal zamor, jérôme leroy, jacques sicard, francis moury
12.01.2010
HOMMAGE

10:02 Publié dans Nitrate d'argent | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : eric rohmer
11.01.2010
PERSPECTIVE
Il y a une dizaine d'années, lors des difficultés économiques rencontrées par le cinéma de Hong-Kong, Johnnie To, admirateur d'Akira Kurosawa et de Sam Peckinpah, n'a pas quitté le navire pour rejoindre Hollywood, contrairement à John Woo. Il a commencé au contraire à y produire des films d'action basiques dont le succès commercial lui a permis secondairement de mener à bien des projets ambitieux.
La particularité de son cinéma semble être de montrer tout ce qui sépare deux scènes d'action, ce qui les relie et les justifie, ce qui en somme fait respirer le film, lui donnant une mélodie plus qu'un rythme, et qui ordinairement est coupé au montage : Exilé est fondé sur ce principe, donner au temps une autre forme que celles de la précipitation ou de l'ennui, de la cavalcade ou de l'atonie, car si un film est une manière de représenter le monde, il peut aussi être une occasion de le mettre à distance, c'est-à-dire de le juger, et il convient pour cela de sortir des caricatures et des raccourcis (qui ne jugent pas mais condamnent ou absolvent sans plus d'examen). C'est ce à quoi s'attelle le cinéaste, en prenant le temps de faire un pas de côté lors des bousculades, de regarder ailleurs qu'en plein cœur de cible au moment de l'assaut. Ainsi Sparrow propose-t-il une mise en perspective des désordres (sentimentaux, moraux et esthétiques) qu'une jeune femme (le moineau du titre) provoque au sein d'une équipe de pickpockets. De la même manière, le remarquable Filatures brosse, comme son titre l'indique, le quotidien de policiers dans les rues de Hong-Kong, qui tentent de repérer puis de suivre divers suspects, mais au-delà de son canevas policier, propose la fascinante découverte d'une ville, de son architecture, ses métiers, ses horaires, les habitudes et les loisirs de ses habitants. La caméra, en effet, épouse le point de vue successif de policiers déguisés en passants qui se relaient tout au long du film leur quête hasardeuse, et qui ainsi, littéralement, font le découpage d'une œuvre qui si elle était muette, pourrait être un documentaire éblouissant sur Hong-Kong.
Nous sommes là à l'exact opposé de ces films qui tiennent avec ostentation à camper leur récit dans un cadre urbain délimité, comme l'auteurisant Paria de Nicolas Klotz ou l'hollywoodien 16 blocks de Richard Donner, mais sont incapables de donner à voir le polymorphisme d'une ville, la variété d'un lieu, les influences de celle-ci, les conséquences de celui-là, déterminantes ou passagères, sur l'être humain qui les habite, tout occupés à actionner les manettes de leurs figures de style, leurs archétypes, leurs monologues et leurs images qu'ils nomment personnages ou plans. To rappelle que les récits ne sont jamais que des prétextes, voire des leurres, non pas au service d'un discours pré-établi, mais à celui du surgissement du réel dans toute sa présence triviale, et qu'au bout du compte seule importe au cinéma la captation prélevée sur un arrière-plan réellement incarné, d'un regard croisé ou d'un instant suspendu qui enfin, en plein artifice, disent leur vérité.

09:25 Publié dans Nitrate d'argent | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : johnnie to, exilé, sparrow, filatures, richard donner, nicolas klotz, paria, 16 blocks
08.01.2010
AVATAR
Le lien du vendredi, c'est cette belle (psych)analyse du film de James Cameron.
09:29 Publié dans Les uns et les autres, Les uns et les autres | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : avatar, dissociation, miroirs, inversion, duplication
05.01.2010
FAIS-MOI PLAISR
Des trémoussements de Clavier aux grimaces de Merad, de l'abus de personnalités de Garcia aux trois facettes et demi de Dujardin, du gros trait de Dupontel au rire gras de Jugnot, il ne faudrait pas croire que le faible niveau des comédies françaises d'aujourd'hui corresponde à un quelconque déclin. Des Branquignols jusqu'à Etienne Chatilliez et de Gérard Pirès à Claude Zidi, il existe dans notre pays une véritable tradition de l'historiette sans âme mais au rythme soutenu, de la situation cocasse annoncée bruyamment, du gag qui tombe à plat tout en disant long (...)
La suite, ici.

17:22 Publié dans Raison et sentiments | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : fais-moi plaisir, emmanuel mouret, eric rohmer, jacques tati, buster keaton, pierre carlet de chamblain de marivaux, kinok





