Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/04/2011

100

Il s'approche de moi et sur le ton de la confidence, me définit d'un mot la jeune femme blonde qui depuis le début de la soirée, regarde obstinément par la fenêtre : insatiable. Et puis il me fait un clin d'oeil et retourne danser. J'apprendrai plus tard qu'il s'agit de sa femme.

Une ballade nostalgique et nous voilà prêts à pardonner, un air martial et il n'en est déjà plus question ; la musique n'adoucit pas les moeurs, elle les formate, comme le temps qu'il fait et la couleur des murs.

S'il y a un élément que l'on peut mettre au crédit de Robert Rodriguez lorsqu'il réalise Planète Terreur, c'est bien de n'avoir pas un seul instant cherché à donner à ses zombies la moindre connotation sociale ; leur violence ne dénonce rien, ne symbolise pas, ne nous fait jamais le coup du sous-entendu politique, comme tant d'autres habitués du carnage métaphorique et du gore qui en dit long. C'est une manière comme une autre d'être subversif aujourd'hui : ne jamais mériter le "dérangeant" des Inrockuptibles ou de Télérama, qui ne prouve jamais que le suivisme de l'artiste ainsi honoré.

11:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | |  Facebook | | Digg! Digg |

Les commentaires sont fermés.