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23/11/2010

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Jan Kounen a ceci de fascinant qu'il choisit toujours l'allusion la plus appuyée, l'amorce la plus vulgaire, le mouvement de caméra le plus redondant, le découpage le plus gratuit : en ce sens, son adaptation du 99 francs de Beigbeder est une réussite, parfaite illustration, et donc dénonciation, de l'esthétique publicitaire.

Le cinéma est un art de la dispersion tempéré par le ressaisissement : comment cadrer la multitude sans qu'elle se fane.

Il a beaucoup pleuré devant les drames de ce film à succès, et puis de retour chez lui, il a repris son visage le plus impassible pour dîner froidement en compagnie d'enfants dénutris et de victimes d'attentats : qui a prétendu que la télévision saurait rivaliser avec le cinéma ?

12:09 | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : 99 francs, jan kounen | |  del.icio.us | |  Facebook | | Digg! Digg |