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05/10/2010

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Presque 40 ans séparent le "coeur complètement malade" de Serge Lama du Coeur qui boîte de David Halliday. Dans Je suis malade, Lama s'en prenait violemment à la femme qui par son absence et ses infidélités était en train de le détruire, Halliday pour sa part s'adresse à celle qui vient après, une fois que les séquelles empêchent d'aimer "autant que nécessaire". Les deux sont des "victimes de l'amour" mais le premier s'en insurge tandis que le second s'en excuse. L'un se débat avec rage contre ce que l'autre admet placidement. En quelques décennies, la culture de l'excuse et les bénéfices de la victimisation sont passés par là : les faiblesses et les lâchetés sont bien excusables quand on a beaucoup souffert.

Ce qui dans la mélancolie met en joie, c'est que celle-ci, contrairement au monde sans surprise, nous cueille toujours à froid.

"Premier film rafraîchissant, loin des tics du cinéma d'auteur à la française, C'est juste pas possible ! nous entraîne le temps d'un week-end à la suite d'un couple de trentenaires bien décidés à profiter de leur temps libre. S'amusant des clichés qu'elle brasse avec tendresse, Virginie Leconte (la fille de, qui à cause de son patronyme reconnaît avoir dû se battre d'autant plus pour faire aboutir son projet) revisite sans avoir l'air d'y toucher le genre négligé de la comédie de moeurs. On jubile !"

 

09:59 | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : serge lama, david halliday | |  del.icio.us | |  Facebook | | Digg! Digg |