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04/01/2011

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Tout est en soldes car tout doit reparaître.

Il avait pris l'habitude devant le moindre danger, de faire un rempart de son corps, si bien qu'au bout du compte, perclus, sanguinolent et le regard hanté, il était devenu pour ceux qu'il protégeait une figure d'épouvante.

Dans le Léon de Besson, le spectateur ce n'est pas la fillette (qui demande qu'on la change enfin de son quotidien), ce n'est pas Léon lui-même (qui attend de retrouver son âme d'enfant), ce n'est pas non plus leur relation (la même que celle qui relie le géant à la gamine dans la Cité des enfants perdus de Jeunet) où puérilité et mutisme, nervosité et fascination, font bon ménage, non le spectateur c'est tout simplement la plante verte ; celle dont on prend soin mais toujours avec les mêmes rituels, celle à qui on donne les beaux plans ensoleillés comme les sursauts des poursuites, celle dont on n'espère pas la participation, juste la reconnaissance.

11:06 | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : léon, la cité des enfants perdus, besson, jeunet | |  del.icio.us | |  Facebook | | Digg! Digg |