En vrac, quelques perles :
Le cinéma tourne en rond mais sa vitesse malgré l'habitude nous grise encore, c'est dire où nous sommes tombés, engainés d'absences de toutes sortes.
La Présence pourtant, c'est à deux pas, sans complications ni affèteries inutiles, encore faut-il oser s'y confronter.
Il y a des évidences qui à chaque fois qu'elles sont énoncées, émeuvent par le scandale qu'elles recouvrent sans bruit, qu'elles étouffent de banalité ; des évidences qui à bien y regarder pourraient tout aussi bien s'avérer fausses et nous plonger alors dans la perplexité la plus inopérante.
Car au fond, rien n'est vrai puisque chacun a ses raisons et qu'aucun Bien ne ressort de la floraison des motifs.
Le brûlant strip-tease de la Femme Fatale n'existe pas plus que le velléitaire Magicien d'Oz : nous dormons.
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PARADOXES
Ce que l'un voit, l'autre le néglige et ce que celui-ci croit avoir imaginé, celui-là l'entretient.
Mille fois sertie, l'image s'échappe ; infiniment volatile, la forme s'ancre.
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INSTANTANE
L'odeur des carreaux froids et les feux de janvier
éloignent les chimères. La guerre a commencé
aux écuries qui sentent la pastille de vin.
(Michel Marmin, inédit)
Lorsque le monde ne connaît plus de frontières et que les lieux deviennent arbitraires, le mot "Heimat" ne rend plus la notion de lieu, mais celle de temps. Si le cinéma ne peut arrêter le temps qui passe, il peut discourir à son sujet. Le cinéma peut être une “Heimat”.
(Edgar Reitz, auteur de la trilogie Heimat)



