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30/11/2010

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A l'ouverture de la portière, le givre en rosace cède dans un bruit excessif de baiser, celui que les enfants imitent pour se moquer des couples éperdus.

Elle ressemble à Jean Harlow, avec cet admirable mouvement du cou et ce plissement des lèvres quand elle s'étonne, résolument démodés.

Film socialisme de Godard : la dernière opposition conséquente à l’extrême lisibilité du cinéma fictionnel, c’est-à-dire à sa propagande, à l’évasion qu’il promet et à l’abrutissement qu’il planifie, à sa mise au pas des émotions et des jugements.

12:11 | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : godard, film socialisme, jean harlow | |  del.icio.us | |  Facebook | | Digg! Digg |

Commentaires

Tout cela sonne juste et bon ^^

Écrit par : Véra | 30/11/2010

Ce que vous dites du Godard : exactement !

Écrit par : Griffe | 30/11/2010

Comment (ou pourquoi? ) les femmes - nos modèles, nos mères - ont-elles perdu cette manière de s'étonner ? comment une manière d'être ne se transmet-elle pas, par quoi a-t-elle été remplacée qui sera peut-être résolument et délicieusement démodé ?

Écrit par : Isabelle | 01/12/2010

Véra, merci pour ce commentaire presque liturgique...

J'aurais aimé, Griffe, vous lire sur ce film ! (reviendrez-vous bientôt à la critique ?)

J'ai l'impression, Isabelle, qu'on s'étonne aujourd'hui (physiquement s'entend) assez laidement, avec les sourcis relevés dans une sorte de mépris vague, alors qu'il y avait autrefois (cinématographiquement s'entend) beaucoup plus de candeur dans cette expression. Je ne saurais pas l'expliquer, beaucoup de choses sont passées par là.

Écrit par : Ludovic | 01/12/2010

Première phrase délicieuse et indémodable.

Écrit par : Marie-Hélène | 01/12/2010

Les commentaires sont fermés.