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07/12/2010

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Avoir des yeux pour voir, des oreilles pour entendre, une bouche pour se taire et une main pour écrire.

La plus belle ruse des grands réalisateurs, c'est de vous faire croire qu'ils ne dirigent pas.

Le jour, à l'Université, elle étudie l'anglais, ce qui lui permet la nuit, devant sa caméra, de comprendre l'insistance de ses spectateurs. Prostituée virtuelle, seuls leurs yeux la touchent. Il est impossible de savoir si elle en jouit ou si elle en meurt ; sans doute les deux ensemble, là-bas dans son minuscule studio de Saint-Pétersbourg.

 

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Commentaires

Votre 1ère phrase rappelle un peu l’ecclésiaste...

Écrit par : pradoc | 07/12/2010

Dites-m'en davantage...

Écrit par : Ludovic | 07/12/2010

Disons que le livre de l'Ecclesiaste qui commence par "Vanités des vanités, tout est vanités" est connu pour utiliser la figure de la tautologie (une rose est une rose par ex) et que votre texte reprend ce même procédé.
Dans la forme, je vous trouve proche de "Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux : un temps pour naître, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté."
Voilà ! J'espère avoir été clair dans mon explication.

Écrit par : pradoc | 07/12/2010

Oui, très bien ! Cela me donne d'ailleurs envie de le relire.

Écrit par : Ludovic | 07/12/2010

Les commentaires sont fermés.