Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/01/2011

60

Lorsqu'une femme vous quitte, la plus grande souffrance n'est pas de se remémorer le miracle des moments partagés, c'est de réaliser que même si elle revenait, celui-ci ne pourrait plus jamais se produire.

Est-ce le mauvais temps qui désespère ou bien l'âme assombrie qui va jusqu'à donner aux reflets du soleil la forme de blessures, et à la brise tiède cette odeur suffocante ? 

Je veux encore errer, le dimanche en fin de journée, dans les allées désertes de l'aquarium du Trocadéro, je veux retrouver le sel de Dieppe et l'acidité des merceries de Belleville, je veux une fois encore croiser sur ce pont Brigitte Lahaie et sa faux, ressentir la peur et le désir qu'elle savait si bien relier d'un geste, je veux continuer d'être ce personnage insensé d'Et vogue le navire, qui passe en boucle en plein naufrage, des films lui parlant d'autrefois. Je veux rester encore un peu avec Jean Rollin.

11:19 | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : jean rollin | |  del.icio.us | |  Facebook | | Digg! Digg |

Commentaires

Merci pour Rollin, de tout coeur.

Écrit par : Brice Compiègne | 06/01/2011

Ce fond déteint de mélancolie m'emporte mais que va t il rester?

Écrit par : laurence | 06/01/2011

Mais de rien, Brice !

Tout reste, laurence, c'est bien le drame.

Écrit par : Ludovic | 07/01/2011

Les commentaires sont fermés.