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14/02/2011

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Lorsqu'un cinéaste est interrogé sur sa "filiation contrariée qui fait de lui un héritier de Kubrick (ou de Bergman)", un écrivain sur "son rapport au style digne des questionnements d'un Céline", la réaction la plus vaniteuse que je connaisse est contenue dans cette réponse emplie d'humilité - "c'est à vous de le dire, pas à moi" -, prouvant sans doute possible que le graphomane ou le tâcheron ainsi flatté n'a nullement perçu le piège, que pas un instant il n'a réalisé l'énormité de telles comparaisons. C'est dire où il se place.

Sur les hauteurs du plateau, le Mont-Blanc reste voilé, à peine discernable en ce dimanche, profilant sans pudeur sa pyramide alourdie.

Plus il a de femmes autour de lui, plus il déporte son buste vers l'avant, comme pour une confidence, avant de le rejeter ensuite brusquement en arrière, comme s'il en avait déjà trop dit. Certaines de celles qui l'entourent ont manifestement compris la rythmique de sa parade amoureuse, et boivent en plissant leurs yeux moqueurs ; deux plus âgées en revanche semblent persuadées de son charisme, ou du moins tiennent à le faire croire, si bien qu'elles prennent des mines délicieusement ahuries. Aucune Saint-Valentin ne changera les étapes de l'amour : de l'ironie à la bêtise.

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