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23/09/2011

BON SOLDAT

Il y a les traditions que vous tentez avec plus ou moins de bonheur de perpétuer et puis toutes les échappées qui vous attirent. Le respect de la parole donnée et l'envie de trahir tout ce qui mérite de l'être. Vous êtes plutôt du genre inconséquent (l'esprit de sérieux est si mal vu), comme les gaullistes libéraux, les socialistes de marché et les communistes démocrates. Vous allez de mal en pis mais la tête haute.

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Les nobles ancêtres dont vous ne cessez de vous réclamer vous jaugent, comme ceux du tableau de Frans Hals chez Greenaway, et le peuple que vous sacralisez vous juge, comme le public qui hue les bourgeois de Bunuel. Vous n'êtes digne ni des uns ni des autres, ayant oublié ce qui vous distingue, défendant farouchement vos privilèges tout en étant le premier à les renier, vous empressant de prendre votre part. Qui aujourd'hui peut se targuer de ne pas céder à la goinfrerie ?

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Auditeur, spectateur, consommateur, vous allez voter comme tout le monde, puis geindre comme tout le monde. Vous vous rêvez en maître du jeu mais savez surtout passer les plats : l'avenir vous appartient.

Commentaires

Trop de confort dans ces tablées peut-être. Il faudrait essayer de porter loin là-bas sous les arbres les tréteaux puis les planches, puis revenir chercher les chaises, puis encore le panier du déjeuner et éventuellement un belle nappe, s'il a toujours quelqu'un pour refaire la distance.

Écrit par : Isabelle | 27/09/2011

Vous avez raison : la solution passe par Renoir.

Écrit par : Ludovic | 28/09/2011

Lequel ?

Écrit par : Isabelle | 28/09/2011

Celui du Déjeuner sur l'herbe.

Écrit par : Ludovic | 06/10/2011

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