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31/07/2007

LE PIED-DE-NEZ PERMANENT

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Les fantômes du chapelier, de Claude Chabrol

D'abord, ils le voulurent à jamais comique, pirouettant dans le décor et claquant les portes en étouffant de petits rires, en parade colorée et en défilé militaire, plein d'agrément : il devint grave, errant sans fin derrière des proies trop accessibles, des victimes énamourées, l'oeil mort au moment du crime, le soliloque imperturbable et le regard en biais, assassin des dimanches de pluie.
Ils le voulurent alors tragique, déclamant sans aménité des sentences et cachant ses vices sous des imperméables blancs ou de petites moustaches tristes : il bifurqua vers la plaisanterie moqueuse, l'ironie poétique, la grimace enfantine.
Pour avoir la paix, ils le définirent cynique et insolent, extrême-individualiste : il se changea en philanthrope tout azimuth, à la guerre, à la montagne, à l'hôpital, à la ferme.

Ils ne l'ont jamais tenu.

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Rien ne va plus, de Claude Chabrol

12:10 | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : Michel Serrault, Zaza, Petiot | |  del.icio.us | |  Facebook | | Digg! Digg |