10/02/2011

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Au temps des dictatures de l'Est, seuls quelques membres du PC ou de beaux artistes conquis en revenaient émus, totalement aveugles à ce qui s'y déroulait. Aujourd'hui, des millions de crétins en bermuda n'ont rien vu à Djerba. Et on voudrait nous faire croire que le problème est politique ?

Se prendre pour un rempart, et vouloir sans cesse le prouver haut et fort, c'est n'avoir jamais sérieusement sondé ses fondations. La solidité d'une vision ou d'un principe tient au contraire à ce qu'elle s'éprouve sans se justifier. L'indigné ne se connaît pas.

La fièvre m'empêche de bien distinguer les traits de Philippe Tesson, dans cette émission assez lamentable présentée par Guillaume Durand. Un court instant il me semble même qu'il fait des grimaces épouvantables et d'odieux bruits de gorge, tandis que les invités, extrêmement mal à l'aise, soliloquent à toute vitesse pour dissiper la gêne, Frédéric Bonnaud s'étirant le cou jusqu'au craquement, Josyane Balasko cambrée sans raison, les autres gardant les yeux baissés un méchant sourire aux lèvres. France Télévision + 39° = Gombrowicz.