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08/10/2010

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La délicate Roselyne Bosch affirme que ceux qui n'ont pas apprécié La Rafle, film subtil s'il en est, sont "des pisse-froid qui rejoignent Hitler en esprit" (et par conséquent, si l'on pleure, j'imagine que cela suppose qu'on aurait fait partie des Justes). Il faudrait sans doute aller plus loin, et enfin admettre que ceux qui considèrent Des hommes et des dieux comme manquant singulièrement de relief sont des satanistes en puissance et ceux qui ont été consternés par Adèle Blanc-Sec des adorateurs de Pazuzu. Mais ça, qui osera le dire ?

Hier soir, du ciel jusqu'aux quais, le même gris perlé : aucun lac à l'horizon.

Cette femme que je vois s'approcher boîte légèrement et le dissimule à sa façon, en se passionnant pour des vitrines banales, ce qui donne à sa démarche oscillante une justification commerciale et non plus maladive. C'est cela aussi, l'air du temps.

 

12:06 | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : roselyne bosch, la rafle | |  del.icio.us | |  Facebook | | Digg! Digg |