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06/10/2010

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Nuit presque blanche avec ce rêve en lambeaux répétés : une tête volante dans chaque embrasure d'une maison inconnue. A fur et à mesure, son apparition se fait à la demande et naît ce vertige où le dormeur s'imagine créer son rêve, quand selon l'angle de vue, la tête peut surgir à volonté. Traits distordus, rictus étiré, orbites creuses, ce visage je finis par le reconnaître, c'est celui de mon reflet d'hier, sur la vitre sale de la boulangerie. Ainsi nos cauchemars ne sont-ils parfois rien d'autre qu'un souvenir d'effroi.

Lorsqu'il m'arrive de suivre une femme dans la rue, par inadvertance ou après quelques détours fascinés, je finis toujours par ressentir une certaine déception quand elle rejoint tel type d'homme ou s'arrête dans telle boutique ; comme si ce bref temps partagé l'avait faite mienne et suffisait à ce que j'aie des droits sur elle et décide de ses intentions. Ainsi en est-il sans doute de l'illusion cinéphile.

Eugène Green : plat ou Platon ?

11:26 | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : eugène green | |  del.icio.us | |  Facebook | | Digg! Digg |

Commentaires

Sur le Pont des Z'Arts vous les suivez les dames grand coquin que vous Z'êtes ?

Écrit par : FredMJG/Frederique | 06/10/2010

Surtout dans les rues lisboètes...

Écrit par : Ludovic | 06/10/2010

il me semble que votre parole est plus présente cher Ludovic et qu'elle nous délivre chaque jour une nouvelle vitamine...

Écrit par : laurence | 07/10/2010

Méfions-nous cependant de l'intoxication !

Écrit par : Ludovic | 07/10/2010

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