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08/10/2007

RETROVISEUR

Les formes n'obsèdent que ceux qui les hantent. Les images n'asservissent que ceux qui les masquent.

Des cheveux trop fins, trop blonds, un rire arrêté, le manteau gris souris sur la plage bruineuse.
L'enfance qui revient lancinante, juste pour rien.
De l'emphase et des embrassades, de beaux projets, des étoiles plein la vue.
De quel droit m'as-tu tant porté ?
Dans une coquille de noix, le royaume de ce monde, et puis le talon qui claque, éparpillant d'un coup ce qu'on avait bâti à force de réveils en nage.
On m'a tout donné et je n'ai rien laissé.
Ceux qui ne m'ont pas loué peuvent aller se faire pendre, car j'ai tout oublié de ce qui nous distingue.
Le temps a passé et personne n'a moufté.

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Bunny Lake a disparu, d'Otto Preminger

Commentaires

C'est beau à chialer, Ludovic...

Écrit par : Claire | 30/10/2007

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