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08/08/2007

PIETAS

Bergman envisage la mort (celle des autres comme celle qui nous attend) comme une empreinte insistante, colorant la vie-même de désirs éteints, d'ambitions inconstantes, de tristes inachèvements, d'actes manqués. Elle est le terme d'où pourtant tout découle. Scorsese la dépeint comme une ombre passagère, une obsession dont il faut parvenir à se défaire, un récit qu'il faudrait savoir taire, une pulsion qu'il convient de contrôler, afin d'être sauvé.
Les vieux mondes mélancoliques s'éteignent, déposant les armes sans plus rien maudire. Le nouveau monde hygiénique s'étend, allumant partout mais sans y croire, les contrefeux qui demain le ruineront.

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Cris et chuchotements, d'Ingmar Bergman : imaginer en tout instant notre mort.

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A tombeau ouvert, de Martin Scorsese : patienter en espérant la petite mort.

18:00 | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : Ingmar Bergman, Martin Scorsese, mort, pietà | |  del.icio.us | |  Facebook | | Digg! Digg |