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14/05/2012

LE ROMANESQUE DEVENU FOU

freud, passions secrètes, John Huston, sigmund Freud, Montgomery Clift, Jacques Sicard

Figure noire de la psychanalyse, à qui l'on pourrait attribuer que "la vie est une maladie en pleine expansion", Freud est "inconsciemment" mélodramatique. Et sinon pourquoi le désarroi du regard mercuriel de Montgomery Clift pour mieux que tout autre l'interpréter ? A ses yeux, l’homme est incurable. Il relève tout de suite des soins palliatifs. Cela étant, (car il n'est de mélodrame sans contradiction) on peut toujours entendre ce que nous racontent les intranquillités de son âme. On peut donner visages et licence à leurs ombres entraperçues là. On peut considérer que ce théâtre bouffe à la validité d'un empire qui, à l'instar de tout empire, lorsqu'il agit, crée sa propre réalité. On peut  y voir tous les rats de Naples, de toutes les rues bientôt les rois, sous une lune d'estampe. Cela qui ne rend pas aimable. En fait même, selon l'idée que l'on commençait à s'en faire au XIXème siècle, un "homme dangereux". Où à l'insensé la littérature se mêle. Le mélodrame, c'est le romanesque devenu fou. Et c'est le filigrane ou la phrase subliminale qui court sous tout ce qu'a écrit Sigmund Freud à propos de l'ennui quand il cherche à tromper notre existence asilaire.

(Jacques Sicard).

 

01/02/2011

75

Croire que "La Littérature" dépende uniquement du bon usage, ou du bel usage, de la langue, est aussi profondément stupide qu'imaginer que "Le Cinématographe" ne s'élabore qu'avec des éclairages adaptés et une caméra ayant fait ses preuves. A sacraliser la Parole ou la Forme, on se condamne à n'errer que dans des panthéons stériles. L'important, n'est pas uniquement dans ce qui et dit ou montré, mais aussi dans ce qui est tu ou caché : c'est d'ailleurs surtout dans leurs silences, leurs ellipses et leurs hors-champs, que les grands romans et les grands films parlent.

Les plus beaux souvenirs sont ceux auxquels on croit.

La Corde est à l'esprit de Nietzsche ce que Marnie est à celui de Freud, prouvant que les simplifications les plus redoutables, tendant vers le contre-sens total, n'en conduisent pas moins aux spectacles captivants.

 

23/12/2010

50

Il ne va au cinéma que pour donner tort au film. Il met un point d'honneur à détourner les yeux au moment des entrées fracassantes, à hausser les épaules à chaque rebondissement, à ne jamais suivre dans le bon sens un travelling ou un panoramique. Certains assurent même l'avoir vu rester devant l'écran bien après le mot Fin.

Si comme le prétend Onfray, Freud a tort, j'aimerais bien qu'on m'explique Dario Argento.

Ne jamais réveiller une femme qui pleure.

11:25 | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : onfray, freud, dario argento | |  del.icio.us | |  Facebook | | Digg! Digg |

03/11/2010

20

Dans La Religieuse portugaise, le personnage qui se fond dans un autre (grâce à ces champs/contrechamps frontaux sur le même fond indistinct), ou qui disparaît du paysage comme du plan (Lisbonne et ses promontoires se faisant face, permettant de voir la ville tout en en étant inclus dans celle-ci), au même instant les fonde. La fiction s'efface derrière la structure qui lie entre eux les émotions et les lieux, les mots et les sens. Une chapelle, un ballon, un sein en transparence peuvent enfin éclater de grâce, puisqu'il ne sont plus seulement accessoires mais sujets. (la critique complète sur Kinok)

La haine, c'est bien le mot, que suscite Les petits mouchoirs de Guillaume Canet chez une certaine frange de la critique, gorgée de lapsus et de dévoilements, est une preuve définitive que le livre d'Onfray contre la psychanalyse est erroné.

Merci à tous les participants du questionnaire "La Mort au cinéma", du lecteur avançant masqué au blogueur influent, du cinéphage anonyme au critique de cinéma. N'hésitez pas à me communiquer des réponses qui auraient échappé à mon recensement scrupuleux.