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27/11/2014

SYSTEMES CLOS

 

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Rester de marbre en dépit du désastre, s'affoler jusqu'à ne plus reconnaître les siens. La modernité ne nous laisse plus le choix qu'entre ces deux attitudes infécondes, qu'elle promeut alternativement.

Ne plus être maître de son destin sous prétexte de recul, de distance, de lâcher-prise, mots de passe et d'ordre qui visent à formater sans remous, à contrôler sans risque, qui donnent aux prisonniers des allures de pseudo-Sages, certains de juger à bon escient quand ils ne font que consommer et se taire. Ou bien à l'inverse, s'insurger, se révolter, monter sans cesse de nouvelles barricades, dévaster pour le charme d'un slogan, haïr selon quelques prétextes, devenir cette marionnette citoyenne qu'on indigne à volonté et qui finit par détruire sans même y prendre garde, ce qui pouvait la libérer. 

19/11/2014

ÇA TOURNE !

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Si ça n'arrête pas de tourner, c'est un rêve.

Si la toupie finit par tomber, le souvenir par s'adoucir, on entre enfin dans la réalité, qui n'est faite que de mouvements épuisés, de peurs et de joies atténuées. Tant que le mouvement perpétuel nous étreint en revanche, tant que l'on suit, en boucle éperdue, le déroulé d'un sourire, d'une démarche, d'une révélation, on navigue à vue en pleine illusion, ivre de rationalisations morbides.

Le bal des réminiscences est toujours une danse macabre.

Tout ce qui tourne finit par chavirer, et c'est justement cette chute attendue qui fait la beauté de la danse. Vouloir à toute force contrer cette loi, c'est se condamner à vivre dans le mirage d'un monde illimité, contrôlable à merci.

13/11/2014

RETOUR AUX AFFAIRES

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C'est bien souvent à côté de ce que l'on regarde que le drame se noue. On ne quitte pas des yeux, comme le lait sur le feu, l'objet de toutes nos attentions, et le voilà malgré tout qui s'échappe, attiré par ce que nous avions négligé, ce que nous n'avions pas su voir. On détourne le regard, après bien des regrets, de l'objet de tous nos tourments, et c'est au sein même de ce hors-champ préservé de toute souillure, que naît le danger.

On croit tout observer, mais on ne sait que se laisser distraire.