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  • LA SOCIETE DES SOMMATIONS

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    Simone, d'Andrew Niccol


    Glissons !
    Elle nous mène où il faut.
    Pas d'atermoiements, sauf erreur,
    Pas d'ennui.
    C'est chaud, la Visa, mais ça tient.
    Attention aux marches et attention au chambranle.
    Eurydice en négatif, tu nous guides puisque tu ne te retournes pas !
    On peut te filer.
    Je m'consomme.
    Je veux de la déco d'hôtel de passe décalée.
    De la tentation.
    Je veux de la découverte de peuplades,
    Et beaucoup de contre-ut.
    Pourquoi ces cris ?
    On n'est pas bien là, dans le sillage des hanches, humant sans tituber ?
    Rebrousser chemin ?
    Trop tard pour singer autre chose !
    Sous le linceul rayé comme un suaire de chez Dior,
    Causes et peines perdues,
    Les traits impeccablement tirés,
    Enfin statufié.
    Je m'empresse d'être attendu
    Et je serais mort ?

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    Blow out, de Brian de Palma

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  • SALUT

    L'implacable sociologie dionysiaque de Maffesoli est la seule alternative crédible à celle de Muray, mais faut-il choisir ?
    Quelques extraits de son dernier essai où la participation, l'initiation fraternelle, l'interdépendance reprennent leurs droits, envoyant aux oubliettes le besoin de domination des individualistes moraux.
    Bernard-Henri Lévy et André Glucksmann ont-ils vraiment existé, se demandent les chiens, un soir, à la veillée.


    "...penser tout à la fois la décomposition du monde moderne et de sa morale universelle..."

    "...il s'agit d'un travail de sape qui permettra l'effondrement de ces institutions totalement pourries...Rien ni personne ne se reconnaît plus en elles, et pourtant, comme si de rien n'était, elles continuent à dire le droit, à édicter ce qui devrait être."

    "Disons-le tout net, la morale est cela même qui représente un monde qui n'est plus."

    "Ce monde qui n'est plus, c'est celui reposant sur la foi messianique dans l'Histoire. L'Histoire, divinité des temps modernes, va fonder la morale universelle sur la croyance en sa Loi : celle de l'émancipation qu'elle propose. Les grands totalitarismes du XXe siècle auront, chacun, une interprétation de cette émancipation, mais l'utopie communiste, le millénarisme national-socialiste, ou la société sans risques du libéralisme ont, tous, un moteur identique : il y a un Salut possible."

    (Michel Maffesoli, Le réenchantement du monde, La Table Ronde)

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    Le jour d'après, de Roland Emmerich

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    L'incendie du temple, de Monsu Desiderio

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  • LE PIED-DE-NEZ PERMANENT

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    Les fantômes du chapelier, de Claude Chabrol

    D'abord, ils le voulurent à jamais comique, pirouettant dans le décor et claquant les portes en étouffant de petits rires, en parade colorée et en défilé militaire, plein d'agrément : il devint grave, errant sans fin derrière des proies trop accessibles, des victimes énamourées, l'oeil mort au moment du crime, le soliloque imperturbable et le regard en biais, assassin des dimanches de pluie.
    Ils le voulurent alors tragique, déclamant sans aménité des sentences et cachant ses vices sous des imperméables blancs ou de petites moustaches tristes : il bifurqua vers la plaisanterie moqueuse, l'ironie poétique, la grimace enfantine.
    Pour avoir la paix, ils le définirent cynique et insolent, extrême-individualiste : il se changea en philanthrope tout azimuth, à la guerre, à la montagne, à l'hôpital, à la ferme.

    Ils ne l'ont jamais tenu.

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    Rien ne va plus, de Claude Chabrol

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  • RETOUR AUX AFFAIRES

    Les champs matinaux piquetés de grives, les noisettes blanches, les rillons brûlants enveloppés d'une feuille de salade sous le soleil de Brenne, le rire infatigable d'Emilie, les graffitis burlesques des prisons lochoises, le criquet sur la table, l'éclat blond de Raphaël, les vacances de leur enfance fébrile et de nos questions sans réponses, la mélancolie indistincte et la joie tenace.

    La nullité d'Honoré osant lever les yeux sur Bataille (Ma mère), la déchéance de Scorsese, parodiant les clips et les pubs qui lui ont tant pris, cabot frénétique même plus capable de resservir fraîche la technique rôdée d'After Hours (Bringing out the dead), le métier de Weir (Master and commander), le loft renaissant (Secret story) qui, comme c'est étrange, n'intéresse plus les exégètes du plan et les sociologues au taquet, autrefois conquis car vitupérants.

    Les atours modernes, l'enthousiasme autoritaire, la pensée longuement tolérante, la morale des transparences, la fin programmée des dilemmes, le monde d'avant est décidément bien enfoncé : si d'Eustache à Honoré, il n'y a qu'un pas, c'est celui de trop.

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    La maman et la putain, de Jean Eustache

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    Les chansons d'amour, de Christophe Honoré

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