Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/03/2009

ENFERS

S'il est encore quelque chose d'infernal et de véritablement maudit dans ce temps, c'est de s'attarder artistiquement sur des formes, au lieu d'être comme des suppliciés que l'on brûle et qui font des signes sur leurs bûchers.

(Antonin Artaud)

maisonhorreur1.jpg

18:05 | Lien permanent | Commentaires (11) | |  del.icio.us | |  Facebook | | Digg! Digg |

10/03/2009

MODERNITE

A la vision de Dossier secret, on est pris d’une sorte de malaise : toutes les prouesses techniques de Welles sont présentes (changements incessants de focales, d’angles, de point de vue ; variété insolente des mouvements de caméra ; superposition d’étonnants jeux d’acteurs, de décors sur-signifiants et d’une mise en scène qui les passe inlassablement en revue en en épousant les détails et les contours), avec toujours comme but affiché, non de sidérer à peu de frais, mais bien d’éveiller sans cesse l’attention, du moins pour celui qui résiste à la frénésie des formes, frénésie qui agit ici comme un révélateur, soit en engloutissant définitivement le spectateur qui n’a alors plus qu’à se rendre, soit en le forçant à orienter son regard. Oui, mais l’orienter vers quoi ? Il manque en effet à ce film hybride, maintes fois remanié dans le dos de son auteur, un contrepoint à ces carrousels d’images et de sons, un discours sur le monde, celui qui fait tout l’intérêt du Procès, des Amberson ou de Kane, voire de ses adaptations de Shakespeare, car si l’on sent dans ce scénario l’envie manifeste de traiter les thèmes entrelacés de la vanité, de la vérité et du temps qui les juge, cela sonne toujours un peu faux et un peu creux. A l’instar de la plupart de ses œuvres, cette longue quête européenne autour du passé du mystérieux Grégory Arkadin, de Naples à Munich, est magistralement filmé ; jamais cette maestria toutefois, n’aura paru aussi vaine.

Trial.jpg


Avec Le procès en revanche, seul film avec Citizen Kane dont Welles put assurer le montage dans sa totalité, et donc revendiquer la paternité, nous sommes enfin au-delà de la simple virtuosité. Sous ses allures d’essai surréaliste, c’est là l’œuvre au noir d’un siècle coupable, dont les nuisances sont toujours actives, l’un des réquisitoires les plus audacieux et terrifiants qui soient contre la modernité ; et ceux-là se comptent sur les doigts de la main. L’inquiétude née de la profondeur de champ toujours habitée par quelqu’un d’autre, les emballements soudains de la caméra autour des courses-poursuites de K. avec ses juges et ses bourreaux, les chorégraphies imprévisibles de plans-séquences tourmentés où Anthony Perkins, in fine, se retrouve toujours face à lui-même, font en effet ressortir sans appel ni équivoque l’angoisse qu’engendre la société moderne, avec ses solitudes logorrhéiques se côtoyant sans se rencontrer, sa suspicion permanente ne cessant de rôder dans le vide des beaux discours, ses fantasmes réalisés de claustration et son besoin d’absurdité pour mieux vendre la libération prochaine.

17:53 | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : orson welles | |  del.icio.us | |  Facebook | | Digg! Digg |

05/03/2009

SECTEUR

La maladie d’Alzheimer sert depuis une décennie au moins divers registres de fictions, notamment cinématographiques. Il s’agit en général de petites chroniques nostalgiques sur le temps en fuite, filmées avec toute la bonne conscience doucereuse de la bourgeoisie victimaire, régulièrement fausses dans leur description clinique alors même qu’elles veulent à tout prix dégager le parfum du vécu. Il est des gens qui attachent tant d'importance à leur petit parcours de vie alors même que leur transmission de valeurs est essentiellement financière (cf l'éloquent "Roi et reine " de Desplechin), qu'il leur importe, littéralement, de faire un drame de l'oubli, et de la perte de souvenirs des instants de mélancolie nimbés de philosophie delermienne (Philippe ou Vincent).

Nicolas Boukhrief est un cinéaste qui fait partie des rejetons de Starfix (Gans, Laugier), génération sans envergure ni initiatives hormis celle de copier/coller sans aucun souci de synthèse ou de résonance, des styles, des thèmes et des ambiances, patchwork cinéphile dont le caractère bis viendrait, on se demande bien pourquoi, sauver la mise, brouhaha formaliste au bout du compte plus insignifiant que déplaisant. Mais c'est justement pour cela que Cortex parvient à toucher juste, en brossant cinématographiquement (gros plans insistants et panoramiques superficiels ; minimalisme des faits et exacerbation de leurs causes et conséquences) l’enfermement d’un patient dans sa maladie comme dans sa clinique, aux décors et aux rythmes également répétitifs. Le héros, ancien inspecteur de police est-il paranoïaque, affabulateur ou bien berné par ses défauts perceptifs, ses failles mnésiques, ses reconstitutions fragiles et suggestibles ? A l'inverse piste t’il vraiment un criminel ? Par cette ambiguïté constitutive, le film dévoile l’ambivalence d’une maladie affectant initialement le cerveau par secteurs, juxtaposant ainsi la lucidité aux errements.

C'est justement le caractère à la fois fermé, auto-référentiel, codifié à l'extrême, c'est-à-dire pompier de ce cinéma, et dans le même temps son propos débarrassé de toute préoccupation sociale mais paradoxalement encombré de psychologisme intempestif, autrement dit roublard, qui lui permet d'illustrer idéalement les contradictions de cette maladie, jamais propre, toujours dévastatrice, et effrayante justement par son sytématisme et ses stéréotypes.

18865346_w434_h_q80.jpg

11:07 | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : cortex, boukhrief, gans, laugier | |  del.icio.us | |  Facebook | | Digg! Digg |

03/03/2009

NOMBRE D'OR

"Le vrai contact entre les êtres ne s'établit que par la présence muette, par l'apparente non-communication, par l'échange mystérieux et sans parole qui ressemble à la prière intérieure."

(Cioran, De l'inconvénient d'être né)

amis9.JPG
Cinemath_express_L_Aurore-81b27.jpg



10:39 | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : murnau, rohmer | |  del.icio.us | |  Facebook | | Digg! Digg |

24/02/2009

FALL OUT

Nous pouvons toujours tenter de combattre le silence de ceux qui, au coeur de la société des sommations, font la folie de se taire, avant de réaliser que le tumulte ne dit rien.

Comme nous pouvons longtemps lutter contre la parole de l'oppresseur, avant de comprendre qu'il ne s'agit que de la notre.


Cocteau_-_le_sand_d'un_poete_16.png
theprisoner-fallout-4.jpg

10/02/2009

CINQUIEME EMPIRE

Partant pour une dizaine de jours à Lisbonne, je m'empresse de vous convier, en attendant, à la lecture de quelques morceaux choisis :

Vous pouvez vous repaître des paradoxes, toujours très plaisamment écrits, de Pierre Cormary, qui sur Sarkozy, livre une partie du fond de sa pensée, malgré le titre ("Pour Sarkozy, avec ferveur") plutôt inattendue. C'est en tous cas bien plus riche que la litanie de Pierre Jourde, écrivain mécontent, publiée quelques notes auparavant, qui toute honte bue, pouvait dire cela : "Savent-ils que l'un des rares endroits du Moyen-Orient où les Arabes bénéficient de droits démocratiques, c'est Israël ? Savent-ils que, pour la liberté, la démocratie, les droits de l'homme, il vaut infiniment mieux être arabe en Israël que juif dans un pays arabe, et, à bien des égards, qu'arabe dans un pays arabe ?"

Vous pouvez ouvrir la Gazette du site de réflexion "Retour au réel", dont Thibault Isabel est l'un des instigateurs, qui convie des plumes vives (Thierry Marignac) et des esprits qui ne le sont pas moins (James Becht).

Vous pouvez aller à la découverte de Werner Herzog, dont il est longuement et très intelligemment question ici.

h_4_ill_1090392_christophe-colomb-bis.jpg

10:17 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  del.icio.us | |  Facebook | | Digg! Digg |

06/02/2009

EPURE ET COLIFICHETS

Il est des films qui se veulent à toutes forces novateurs, qui le signifient à chaque plan, surenchérissent aux raccords, insistent au découpage. À force de désencombrer, utilement, le cinéma de ses derniers lambeaux de psychologisme, ils en viennent à retrouver, du fait de l’absence minutieuse de structure et de l’absence consenti d’intrigues, les mêmes impasses qu’en son temps le « Nouveau Roman »

(La suite sur Kinok)

9625_bscap0002.jpg
fragments_sur_la_grace_2.jpg

02/02/2009

POSITION DOMINANTE

Question : Vous venez d'écrire : "la domination masculine." Envisagez-vous d'écrire aussi sur "la domination féminine" ?

Réponse : C'est une jolie question mais ce n'est pas une question pour sociologue. Pour ma part je n'ai pas ce projet. Mais, pour répondre sérieusement, dans domination masculine ce qui est important ce n'est pas le mot masculin mais la relation de domination.
Parler de domination masculine, c'est dire que l'objet réel de ce travail c'est une relation.


(Entretien avec Pierre Bourdieu, Forum Fnac Saint Lazare, 1998)

I12.jpg
rohmer5.jpg


La différence des sexes n’est pas non plus la dualité de deux termes complémentaires, car deux termes complémentaires supposent un tout préexistant. Or, dire que la dualité sexuelle suppose un tout, c’est d’avance poser l’amour comme fusion. Le pathétique de l’amour consiste dans une dualité insurmontable des êtres. C’est une relation avec ce qui se dérobe à jamais.

(Emmanuel Lévinas, Le temps et l'autre, 1979)

20/01/2009

PARANOIA

Nous vivons dans notre société d'écoute et de partage, une sorte de fraternité post ou néo-chrétienne (on ne sait plus très bien), qui fait de chacun un prochain en puissance, fier d'une singularité qui ne remet jamais en cause le fonctionnement tribal, qui ne perturbe jamais en profondeur l'hybridation et le métissage, ces méthodes de choix pour profiter au mieux de tout et de tous.

Mais alors pourquoi, le cinéma nous montre-t'il avec autant de constance la victoire sans appel (même si elle ne survient qu'après beaucoup d'écueils et de périls) de toute une série d'individualistes extrêmes, paranoïaques jusqu'au bout des ongles ? Quel est ce paradoxe qui veut qu'une société de transparence et de clonage consenti aboutisse à glorifier, ou du moins à laisser le dernier mot, à ce qui apparemment nie ses principes fondateurs ?

le_prisonnier_2.jpg
h_4_ill_1004839_cortex.jpg
there%20will%20be%20blood%202.jpg
lost-locke.jpg
11no_country1.jpg


C'est tout simplement qu'il n'y a là aucune contradiction, car c'est bien le fait du persécuté que de traquer partout les zones d'ombre qui le menacent, et de rechercher en tous lieux et en toutes occasions, de la part de tous ceux qui le cernent, l'adhésion. L'Empire du Bien est celui de la Paranoïa instituée, qui sans cesse aux écoutes, évente tout ce qui pourrait s'apparenter à un secret et tue dans l'oeuf tout ce qui pourrait favoriser la négation.

14/01/2009

REGARDS

Il y a mille et une manières de définir l’art cinématographique et mille et une chausse-trappes qui dans ce cas attendent l’audacieux qui oserait tenter pareille mise en ordre. On connaît la solution prônée à peu près partout désormais : voir en tous lieux du cinéma, un plan à chaque image, du sens à chaque hors-champ, une mélodie singulière à chaque découpage. L’objectif, conscient ou non, étant bien d’anoblir les oripeaux de la société marchande, de légitimer la publicité et la propagande qui la servent, d’agrandir le territoire avilissant de la médiocratie qui l’honore. Un spot publicitaire, un clip musical, un programme de télé-réalité, n’importe quel moment vécu en même temps que filmé, peuvent alors par la grâce de l’allusion cryptée et de l’invocation cinéphile, devenir sous la plume du critique relativiste, de l’Art ; avec cette majuscule qui rejette dans les ténèbres réactionnaires, ceux qui oseraient encore émettre des doutes sous l’ovation (...)

(Sur I was a soldier du grand Michael Grisby, la suite sur Kinok)

Les100+grands_11-02_40.jpg
vlcsnap3576888ul9.png

09:42 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : michael grisby, peter watkins | |  del.icio.us | |  Facebook | | Digg! Digg |

08/01/2009

DECOUPAGE

Il est d’usage aujourd’hui, pour n’importe quelle scène d’action, de rajouter après coup et numériquement de la vitesse au sein du plan, tout en rendant celui-ci instable par d’intempestifs mouvements de caméra, ce qui voudrait prétentieusement souligner l’incohérence des situations et la polyphonie du monde, mais qui a surtout pour conséquence d’en rendre les motifs proprement illisibles. Cette prolifération de formes sans lien apparaît alors, de la manière la plus paradoxale qui soit, totalement homogénéisée, s’écoulant dans un flux sans surprise ni appui.

A l’inverse, Kerrigan dans Clean Shaven, ne se sert que d’une alternance de champs/contrechamps à la vigueur peu commune pour donner du sens aux gros plans sur le visage ou le corps de son héros, soudain confrontés à l’environnement menaçant, en inserts ou en plans larges, qui l’assiège. De ce fait, le spectateur, partie prenante de ce chaos sensoriel, endure à son tour la juxtaposition jamais ordonnée mais toujours limpide de segments de sons et d’images, oppressante par leur étrange régularité.

(La suite sur Kinok)

cleanshavencinehd.jpg

10:54 | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : clean shaven, lodge kerrigan | |  del.icio.us | |  Facebook | | Digg! Digg |

06/01/2009

LEVIATHAN

Le cinéma ne se contente pas de flatter en toutes occasions l'hyper-Moi et sa mémoire réticulaire, il assure aussi sa reproduction indéfinie. Pantin tressaillant sous les affects, le spectateur-marionnette va au film comme au lit ou au bureau : dans la pleine démesure de sa singularité dévoyée, c'est son narcissisme même qui lui permet de toujours plus s'enrégimenter, et avec le sourire.

hamlet_branagh.jpg


"Je vois, continue l'observateur d'un monde en voie de désenchantement, une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Au-dessus de ceux-là s'élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril ; mais il ne cherche au contraire, qu'à les fixer irrévocablement dans l'enfance." (Tocqueville, La démocratie en Amérique)

fannyandalexander460.jpg

02/01/2009

DOPPELGANGER

diapo_sarkozy.jpg


Ne serait-ce que numérologiquement, l'année 2008 était placée sous le signe du double, et cela n'a pas manqué : dédoublements, schizoïdie, faux jumeaux et vrais sosies, couples infernaux et divines idylles, l'emprise du doppelganger était telle que les menaces comme les bonnes surprises, car il y en eut quand même, sont venues de binômes réels ou fictifs, tous plus inattendus les uns que les autres, d'associations de malfaiteurs comme de duos de circonstances, de Janus dominateurs ou d'ombres jalousant leur propriétaire, de duels amoureux et de couples-reflets en plein malentendu (ceci dit, l'amour n'est qu'un malentendu).

Commencée avec Kerviel et finie avec Madoff, l'année 2008 a surtout montré, au diapason des précédentes, sa puissance de feu, certes à des degrés fort divers, dans l'opportunisme ou la médiocrité, la scélératesse voire l'infamie, ce que nous nous proposons d'illustrer par ces quelques duos (mais attention, un couple intrus s'est dissimulé dans ce désolant florilège...)


besancenot_timbre_du_che_reference.jpg
af9374a6-268d-11dd-84cd-858589e27887.jpg
2076.jpg
dominique_strauss_kahn_et_anne_sinclair_reference.jpg
20080326PHOWWW00257.jpg
15160_une-aubry-royal.jpg
SICU_2461730_1_20081007_apx_470__w_ouestfrance_.jpg
18975379_w434_h_q80.jpg
29528_une-dieudo.jpgGwyneth%20Paltrow%20and%20Joaquin%20Phoenix%20in%20James%20Grays%20TWO%20LOVERS%20-%20Photo%20Credit%20John%20Clifford.jpgObamaClinton2G_468x359.jpg
1207228932_extras_fotos_gente_0.jpg



Bonne année à tous !

15:57 | Lien permanent | Commentaires (18) | |  del.icio.us | |  Facebook | | Digg! Digg |

16/12/2008

LES VINGT GLORIEUSES

A la suite de blogueurs américains, dont la très instructive liste est mise à jour , Vincent nous propose ses 20 actrices préférées (avec Joanne Dru !), suivi d'Edisdead (avec Rossana Podesta !).

Je ne peux m'empêcher de prendre le relais :

sang27donal.jpg
Juliette Binoche, pour au moins toutes ces raisons.

donnareed.jpg
Donna Reed, ne serait-ce que chez Capra.

Ingrid_Bergman.jpg
Ingrid Bergman, ses sourcils relevés, et puis Hitchcock.

bonnaire.jpg
Sandrine Bonnaire, sa fraîcheur et son regard buté, ses trois premiers rôles.

La_bellissima_Lucia_Bos__6.jpg
Lucia Bose, son air impérieux, entre Bunuel et Cocteau.

18875892_w434_h_q80.jpg
Maria Schneider, sa frimousse chez René Clément et Antonioni.

1183488080_claudia_5.jpg
Claudia Cardinale, son insolence et sa langueur, Sandra et Jill McBain.

2.jpg
Michelle Wild, ses yeux rieurs et violets, son sourire anachronique.

18783629_w434_h_q80.jpg
Romy Schneider, son implacable beauté, ses quatre Sautet et son Zulawski.

800%20judexJUDEX_MoC_013.jpg
Edith Scob, sa fragilité chez Franju.

408465504_dc02c10784.jpg
Deborah Kerr, pour son admirable visage immobile, si belle chez Powell.

L450xH210_25raff600-d2726.jpg
Danielle Darrieux, ses petites manières et son rire, Mme Rosa et la Contesse Louise de...

lattice.jpg
Cyd Charisse, ses traits ingénus et son corps lascif, belle de Moscou à New York.

thulin-8.jpg
Ingrid Thulin, sa morgue et son éclat, exclusivement chez Bergman.

1208987389_bardot.jpg
Brigitte Bardot, sa candeur d'avant Gainsbourg.

MarilynMonroeBestPics-SexySeries-Nude17.jpg
Marilyn Monroe, tous ses âges et tous ses rôles.

VsV031cNanaLooksUp.jpg
Anna Karina, sa diction et ses danses.

laguerreestfinie6.jpg
Geneviève Bujold, adorable de bout en bout, de Philippe de Broca à Brian de Palma.

sabrina2.jpg
Julia Ormond, pour le charme de la Jane Callahan du Barbier de Sibérie.

mariejosee-croze_3.jpg
Marie-Josée Croze, sa façon de marcher et de parler, son visage inactuel, malgré tous ses films.

10:15 | Lien permanent | Commentaires (23) | |  del.icio.us | |  Facebook | | Digg! Digg |